2019-07-15
 
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Quand je serai grande, je serai (guitariste de) Michael Jackson – Marie Mougeolle


26,62$

Édifice Wilder, Montréal

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En programme double avec Dousse nuit, holey night de Audrée Lewka et les Lewski

24, 25, 26 octobre 2019 à 19h30
27 octobre 2019 à 16h
Discussion avec les artistes le 25 octobre 

Durée 
30min

Dans ce solo, Marie s’empare de l’univers de Michael Jackson comme moteur de création et se penche sur sa pratique hybride de musicien-danseur à la présence scénique inouïe. Dans un paysage lunaire modelé par le son, elle se transforme en créature mouvante qui révèle le potentiel de métamorphose du chanteur. La duplicité du personnage, entre icône et monstruosité, la fait naviguer à travers sa propre complexité. Un objet songeur et un peu rockeur, à la fois intime et percutant.

Crédits 
Interprète et créatrice: Marie Mougeolle
Concepteur sonore et interprète: Mathieu Mougeolle
Assistante à la création: Helen Simard
Répétitrice: Marijoe Foucher
Concepteur d’éclairages: Hugo Dalphond
Regard extérieur: Enora Rivière
Conceptrice des costumes: Camille Mougeolle
Mentor/conseiller artistique: Cyril Journet

Mot de l’artiste 
Quand je serai grande, je serai (guitariste de) Michael Jackson est un projet solo né du désir d’explorer la corporéité et l’univers gestuel de Michael Jackson à travers le prisme de l’enfance (du rêve, de la fascination) et de la musicalité. La création s’est faite entre la France et le Québec entre 2017 et 2019, reliant ainsi mes deux pays, et des artistes qui y oeuvrent et qui me touchent (Cyril Journet en France, Helen Simard au Québec et Enora Rivière qui navigue entre les deux). Je me suis entourée aussi de mes frères et sœurs jumeaux pour entrer davantage en contact avec mon intimité, et celle que l’on a partagée enfants. J’avais envie de leurs regards, de leurs mémoires, de leurs talents et de leurs présences. Un solo est toujours un faux solo, dans le sens où il se fait à plusieurs. C’est le cas de celui-ci, qui est une sorte de monstre à plusieurs têtes, où beaucoup de gens parlent en même temps.

Biographies 

Originaire de Saint Malo en France, Marie Mougeolle s’installe à Montréal en 2010 et collabore aux projets de Katya Montaignac au sein d’ODNI. Parallèlement, elle développe sa première création en solo, Entre autres, présentée en France et au Vietnam en 2014. Elle s’associe ensuite avec Liane Thériault et crée Mine de rien au OFFTA 2015. Comme interprète, elle collabore principalement avec Les Soeurs Schmutt, Eduardo Ruix Vergara, Sarah Dell’Ava et Helen Simard. À ses activités d’interprète et de créatrice, elle joint une pratique de la recherche en danse, qui débute à la maitrise au Département danse de l’UQAM (2010-2014). Ses recherches sur les dynamiques de création interdisciplinaires et sur la question du collectif font l’objet de conférences à Montréal et en France, et de publications (Jeu, l’Annuaire Théâtral). Également professeure de danse, elle enseigne à l’École supérieure de ballet du Québec et à l’École de danse contemporaine de Montréal.

Ancien journaliste et scénariste devenu régisseur sur des plateaux de cinéma ou de concerts, Mathieu Mougeolle pratique la musique depuis 2001. Bassiste au sein de plusieurs groupes, il touche à différents styles entre rock, dub et abstract hip hop. Plus récemment, il se découvre une passion pour la synthèse analogique et la programmation de séquenceurs, qui le mènent à composer des paysages sonores à base de textures électroniques.

Designer de mode de formation, Camille Mougeolle considère son métier comme pluriel. Ses différentes expertises, qui vont du costume d’époque et de scène à la création couture, à la joaillerie, au design graphique et à l’illustration, l’amènent aujourd’hui à se consacrer à la conception d’identités visuelles et à la direction artistique pour des artistes de la musique. Ses pratiques du dessin et de la vidéo ont ouvert différentes collaborations sur les projets artistiques de chanteurs, artistes visuels et photographes (Spleen, Charles Serruya, Yann Orhan). Parallèlement à ses projets artistiques, qui questionnent l’empreinte du temps, elle enseigne le graphisme et le stylisme à MODE ESTAH à Paris.

Formé aux techniques Vaganova, Graham et Mattox, Cyril Journet est un spécialiste du jazz et enseigne aujourd’hui à l’Académie Internationale de la Danse de Paris. En qualité d’interprète au sein de spectacles musicaux, comédies musicales et opéras, il se produit sur les scènes du Palais des congrès, des Folies Bergères, du Casino de Paris, du Théâtre du Châtelet, de l’Opéra Garnier et Bastille. Il y défend le travail de Redha, Kamel Ouali, Bob Fosse, Rob Ashford, Lynn Page, Blanca Li et Laura Scozzi. Il danse également sur les plateaux de cinéma pour des films musicaux. Il est aussi assistant des chorégraphes Franco Dragone et Olivier Dubois et dance leader sur le projet d’Akram Khan Kadamati.

Enora Rivière est danseuse, écrivaine, chorégraphe et chercheuse. Elle collabore avec de nombreux artistes européens en tant que danseuse, dramaturge, répétitrice ou directrice de tournées. Son premier projet ob.scène prend la forme d’un livre et d’un duoAvec moteur, elle affirme sa démarche tout autant chorégraphique que littéraire.

Depuis son installation à Montréal, elle a collaboré à la pièce Boxher de Kimberley de Jong, est intervenue auprès du RQD, la Fondation Jean-Pierre Perreault et Par B.L.eux pour les journées de la Culture et a été programmée au OFFTA 2018, en plus d’avoir créé une pièce pour le département danse de l’UQAM et d’avoir démarré une thèse création au sein du DEPA de l’UQAM.

Helen Simard est chorégraphe, répétitrice et interprète montréalaise. Elle œuvre d’abord au sein du Solid State Breakdance de 2000 à 2011, participant à la création de neuf œuvres chorégraphiques présentées au Canada et en Europe. Depuis 2011, elle importe des éléments esthétiques de la musique rock et des concerts dans sa recherche chorégraphique pour créer plusieurs œuvres éclatées et interdisciplinaires: On the Subject of Compassion (2011)Can You Hear Me? (2017) et Dance Side of the Moon (2018), en plus de sa Trilogie Pop: NO FUN (2014), IDIOT (2017) et REQUIEM POP (2019). Helen a un baccalauréat en danse de l’Université Concordia et une maitrise de l’Université du Québec à Montréal.

Hugo Dalphond interroge la synergie des corps, de l’espace et de la lumière en élaborant des dispositifs scénographiques initiateurs de rencontres. C’est principalement en faisant cohabiter les spectateurs et les performeurs au sein d’un même lieu et en modulant leur perception de l’espace qu’il fonde des expériences sensorielles alternatives. C’est alors l’occasion de s’engager dans différentes qualités de co-présence et de prendre ainsi conscience de notre rapport à l’autre. Depuis 2015, il aborde également ces questionnements dans le cadre d’un doctorat qui a pour sujet l’installation lumineuse et l’opportunité spatiale qu’elle offre à réfléchir notre sentiment de collectivité. De plus, en parallèle, il collabore en tant qu’éclairagiste et scénographe sur différents projets en théâtre et en danse. (Andre Pena & Artists, Projet Hybris, Daina Ashbee, Collectif La tresse, Anne-Flore de Rochambeau)

Marijoe Foucher est diplômée au baccalauréat en danse contemporaine de l’UQAM (2013). Dès sa sortie, elle développe sa pratique d’interprète aux côtés de plusieurs chorégraphes notamment Emmanuel Jouthe, Anne–Flore de Rochambeau, Claudia Chan Tak et Philippe Dandonneau. Ces collaborations l’amènent à performer lors de différents festivals au Québec et à l’étranger. Ayant un fort intérêt pour l’interdisciplinarité et la dramaturgie, Marijoe accompagne des créateurs émergents comme conseillère artistique et assistante à la création dans le milieu de la danse et du théâtre. De plus, elle s’implique au sein du collectif Dans son salon, comme interprète, répétitrice et participe à  la création d’œuvres de vidéo-danse.