2022-10-06
 
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Sarah Bronsard

Interprète, Chorégraphe

Sarah Bronsard est une chorégraphe basée à Montréal. Elle trouve son terrain le plus fertile dans la danse flamenco et sur la scène de la danse contemporaine, après un parcours artistique multidisciplinaire incluant musique, verre soufflé, arts numériques et une carrière de peintre. Ses projets – soutenus par le Conseil des Arts du Canada (CAC) et le Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) – ont été présentés au Québec (Tangente, Société des Arts Technologiques), en Europe (France, Pays de Galles, Italie, Pays-Bas) et en Asie (Japon). Son travail a reçu le prix « Meilleure création originale » du Cirque du Soleil (Fringe, 2012), le prix Pierre Lapointe (UQAM, 2016 et 2017) et le prix David-Kilburn (UQAM, 2020). Récemment, elle a fait une résidence au TOKAS (Japon, 2020) et en 2021, elle fait une tournée au Québec avec la pièce « Èbe » et la présente en ouverture du Festival International d’Art Vidéo de Casablanca. Elle développe actuellement « L’écho des racines », une co-création avec dix danseurs et musiciens élaborée à la rencontre du flamenco et de la gigue québécoise, ainsi que « Les Rigoles », une co-création avec Alexandra Templier autour du phénomène du rire. Elle fonde La Sporée / Sarah Bronsard à l’automne 2021.

En plus de sa pratique chorégraphique, elle a été interprète pour Aurélie Pedron, Audrey Gaussiran et [ZØGMA] et en 2020 elle a complété un mémoire de maîtrise en recherche-création au Département de danse de l’UQAM autour des enjeux de l’intercorporéité entre la danse et la musique.

Sarah Bronsard s’intéresse à la tension fertile de l’ « entre », notamment celle qui se déploie entre tradition et exploration, en embrassant ce qui émerge à la rencontre de l’autre. Dans ses créations, elle privilégie les collaborations musicales, robotiques et chorégraphiques pour développer ses créations à partir de la danse flamenca où rythmique, intensité, contrastes, et codifications entrent en jeu. L’art numérique continue à influencer sa pratique, par les chemins poreux qu’il dilate entre les disciplines, bien que ses projets s’ancrent maintenant dans la manière dont cette porosité prend origine dans le corps vécu. Son parcours multidisciplinaire, ses expériences en métiers d’art et son attrait pour les danses traditionnelles lui confèrent une approche « artisane » du mouvement, sensible aux règles d’art établies par ces différentes traditions qui offrent chacune des perspectives spécifiques sur l’expérience du corps en mouvement et sur ce qui se déploie entre elles.