2019-05-07
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Catherine Dumais

Interprète, Chercheur

Avant de tomber en amour avec la danse contemporaine à l’âge de 18 ans, Catherine a pratiqué plusieurs sports qui lui ont permis de développer un grand potentiel physique puis une bonne compréhension du mouvement. Elle se démarquait particulièrement en gymnastique, en natation et en ski à des niveaux supérieurs, puis en Handball professionnel (médaillée d’argent en 2008 au Championnat canadien juvénile AAA à Edmonton).

C’est en assistant à plusieurs spectacles engagés de danse contemporaine qu’elle réalisa à quel point le milieu l’interpelait. Pendant quelques années, elle prenait des classes de perfectionnement à État d’Anse (avec Marie-Gabrielle Ménard), puis à l’ADMMI. En parallèle, elle obtenait en 2013 un DEC en arts plastiques au Cégep du Vieux-Montréal, puis deux années d’études universitaires en enseignement des arts visuels et médiatiques à l’UQAM. En 2015, elle décidait d' aller étudier en Interprétation de la danse contemporaine à l’UQAM.

Depuis sa sortie de l'école en 2018, Catherine s'intéresse au monde du cirque. Elle s'entraine en contorsion avec Annick Taillon et Jinny Jessica Jacinto, en équilibres et acrobaties avec Bailey Eng et en hoola hoop avec Catherine d'Amour. Elle est grandement inspirée par l'entrainement Fighting Monkey avec Alanna Kraaijeveld et elle aimerait beaucoup intégrer la danse contemporaine dans les festivals de culture house, techno, rave avec sa partenaire de création Alexia Quintin. Elle est maintenant en période de recherche pour développer une danse singulière, humoristique et absurde, basé sur l'étrangeté du corps et des perceptions. Son style athlétique et hétéroclite allie fougue et sensualité /Son regard et sa présence dégagent force, douceur, authenticité. Elle a déjà eu la chance de travailler pour Danièle Desnoyers (Danses de société), Mélanie Demers (Quelque chose de sauvage) et Alice Blanchet-Gavouyère (À temps perdu). Elle a appris aux côtés d'enseignantes inspirantes: Geneviève Dussault, Manon Levac, Johanna Bienaise, Lucie Beaudry. Puis, à sa sortie de l'école, elle co-réalisée avec son ami Mark Durand une création intitulée Vertige en Fa Bémol, qui fut présentée à l'université Concordia en décembre 2018. 

D'un autre côté, son étroite collaboration avec l’artiste photographe Jean-François Okane lui permet de réfléchir son corps dans le mouvement, puis de trouver son style propre en tant que modèle, muse et performeuse. Elle est présentement à la recherche d’une poésie dans laquelle le corps sensible pourrait se lier à d’autres médiums, soit en milieux naturels ou au sein d’installations particulières. Elle s’intéresse également à l’art performatif, au théâtre, aux œuvres hybrides, aux œuvres minimalistes, au bodypainting, aux cabinets de curiosités, aux jeux d'espace-temps, à la puissance des technologies…

Bien qu'elle soit holistique/humaniste dans l'âme, en appréciant les démarches dans lesquelles le mouvement naît de la sensation et dans lesquelles on sent la complexe vulnérabilité de l'être, elle se questionne néanmoins sur la psychologie transhumaniste. Comme plusieurs, elle ressent aussi de l'inquiétude face aux enjeux environnementaux. La technologie peut créer un homme augmenté et le pourra de plus en plus. Elle pourrait peut-être sauver le monde. Mais le doit-elle?