2019-08-09
 
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Catherine Dumais

Interprète, Chercheur

Avant de commencer la danse contemporaine à l’âge de 18 ans, Catherine a pratiqué plusieurs sports qui lui ont permis de développer un grand potentiel physique puis une bonne compréhension du mouvement. Elle se démarquait particulièrement en gymnastique, en natation et en ski à des niveaux supérieurs, puis en Handball professionnel (médaillée d’argent en 2008 au Championnat canadien juvénile AAA à Edmonton).

Pendant quelques années, elle prenait des classes techniques de perfectionnement à l’ADMMI. En parallèle, elle obtenait en 2013 un DEC en arts plastiques au Cégep du Vieux-Montréal, puis deux années d’études universitaires en enseignement des arts visuels et médiatiques à l’UQAM. En 2015, elle allait étudier en interprétation de la danse contemporaine à l’Uqam.

Depuis sa sortie de l’école en 2018, Catherine s’intéresse au monde du cirque. Elle s’entraine en contorsion/souplesse avec Annick Taillon et Jinny Jessica Jacinto. Elle s’entraine en poï, staff et hoola hoop avec des artistes de feu.

Avec sa partenaire de danse Alexia Quintin et l’artiste muraliste LP Montoya, elle élabore un concept danse/peinture/installationqui pourrait se promener de festivals en festivals.

En solo, elle est maintenant en période de recherche pour développer une danse singulière, humoristique et absurde, basé sur l’étrangeté du corps et des perceptions. Elle est grandement inspiré par la quête du clown qui, selon elle, est un travail d’humilité, d’honnêteté et de complicité avec le public et le monde qui l’entoure. Elle se nourrit de philosophie, de voyage et de méditation. Elle collabore avec Claire Vionnet autour d’une recherche-création postdoctorale sur la question de l’intimité du corps dansant.

Sur scène, son style athlétique et hétéroclite allie fougue et sensualité. Son regard et sa présence dégagent force, douceur, authenticité. Elle a déjà eu la chance de travailler pour Danièle Desnoyers (Danses de société), Mélanie Demers (Quelque chose de sauvage) et Alice Blanchet-Gavouyère (À temps perdu). Elle a aussi co-réalisée avec son ami Mark Durand une création intitulée Vertige en Fa Bémol(Concordia-décembre 2018). Puis, en juin 2019, elle performait au festival du Grand Tintamarre de Tadoussac pour Marée Haute, une réalisation d’Alexia Quintin.

D’un autre côté, ses collaborations avec différents photographes lui permettent de réfléchir son corps dans divers contextes, puis de trouver son style propre en tant que modèle et performeuse. Elle est présentement à la recherche d’une poésie dans laquelle le corps sensible pourrait se lier à d’autres médiums, soit en milieux naturels ou au sein d’installations particulières.

Bien qu’elle soit holistique/humaniste dans l’âme, en appréciant les démarches dans lesquelles le mouvement naît de la sensation et dans lesquelles on sent la complexe vulnérabilité de l’être, elle se questionne néanmoins sur la psychologie transhumaniste. D’une part, elle ressent l’inquiétude face aux enjeux environnementaux, puis cherche à proposer une vision où l’on pourrait se reconnecter à la nature avec respect et conscience. D’autre part, elle voit que la technologie peut créer un homme augmenté et qu’elle le pourra de plus en plus; on passe doucement d’une technologie de réparation à une technologie d’augmentation. Jusqu’où allons-nous nous rendre dans la “sublimation de l’être” afin de corriger, transcender les limites du corps humain? Le narcissisme contemporain, qui semble nous éloigner du monde réel, magnifie-t-il ou déteste-t-il les corps ?