Les principes clés de la négociation raisonnée
Le RQD invite ses membres artistes de la relève à se doter d’une méthode pour déjouer les dynamiques de pouvoir, négocier d’égal à égal et faire émerger des solutions gagnantes pour tous et toutes, peu importe votre position hiérarchique.
Cette formation propose d’introduire les artistes de la relève en danse aux 10 principes clés de la négociation raisonnée, méthode développée par Fisher et Ury à l’Université de Harvard. Celle-ci préconise des négociations constructives, équitables et créatrices de valeur.
La négociation raisonnée repose sur une approche collaborative, axée sur les intérêts des parties plutôt que sur leurs positions, afin de parvenir à des solutions mutuellement avantageuses, qui évitent à la fois les conflits et les trop grandes concessions.
Objectifs
À la fin de la formation, vous comprendrez les principes fondamentaux de la négociation raisonnée, à savoir:
- Bâtir la confiance avec son interlocuteur.
- Reconnaître son interlocuteur, l’apprécier et prendre en compte son point de vue.
- Identifier ce qu’on peut céder et comprendre ce qui motive les besoins et les demandes de son interlocuteur.
- Bien identifier et affirmer ses intérêts (plutôt que ses positions) pour favoriser l’émergence de solutions nouvelles, inattendues et acceptables pour les deux parties.
- Traiter séparément les questions de personne et le problème de fond.
- Adopter une attitude de conciliation permettant d’apaiser la relation.
- Accueillir et écouter les propositions de son interlocuteur et explorer avec lui une multitude d’autres idées/options.
- Utiliser, si nécessaire, l’attaque de son interlocuteur en la dirigeant vers le problème à résoudre.
- Détecter les besoins fondamentaux qui sont sous-jacents à ses émotions et exprimer celles-ci en en restant responsable, sans les décharger, ni les masquer.
- Anticiper l’échec de la négociation, avant même de la débuter, en trouvant des solutions de rechange.
À qui s’adresse cette formation?
Aux artistes et producteur·ice·s en danse qui se considèrent de la relève, tant ceux·celles qui se retrouvent en position d’autorité – réelle ou perçue – que ceux·celles qui se perçoivent en situation de vulnérabilité quant aux rapports de force.
Formatrice

© Jean-François Brière
D’abord, diplômée des programmes Arts – concentration danse du Collège Montmorency et de LADMMI (maintenant École de danse contemporaine de Montréal), Parise Mongrain a été une interprète professionnelle en danse contemporaine pendant 14 ans, avant de se consacrer à la défense des intérêts des artistes en danse. Sa passion affirmée pour l’être humain et les relations interpersonnelles a guidé ses choix de carrière.
En 1999, elle est élue représentante des danseurs et danseuses à l’Union des artistes (UDA). Elle devient rapidement responsable du secrétariat du conseil d’administration de la Caisse de sécurité des artistes (CSA) de 2001 à 2003, avant d’être nommée, en avril 2003, secrétaire générale de l’UDA, poste qu’elle occupera jusqu’en avril 2011. Son apport à l’UDA lui vaut le statut honorifique de « membre à vie ». En parallèle, elle intègre en septembre 2002 l’équipe du Centre de ressources et transition pour danseurs, dont elle dirigera le bureau du Québec jusqu’en 2021. Elle est maintenant à la barre du Regroupement québécois de la danse depuis le printemps 2024.
Parise Mongrain est titulaire de deux maîtrises, l’une en Relations industrielles (UdeM) et l’autre en Management des entreprises culturelles (HEC Montréal), et est certifiée Médiatrice civile, commerciale et en milieu de travail (UdeS/IMAQ). Elle a été honorée en tant que « Membre à vie » de l’UDA et a reçu le Prix de la danse de Montréal – Catégorie gestionnaire culturel.le en 2020.
Cette formation est offerte par le Regroupement québécois de la danse.

