Le chant des sirènes - Sylvain Émard Danse

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  • © Sylvie-Ann Pare

Durée : 55 minutes

Depuis que l’homme est homme, le monde oscille entre création et déconstruction. Sans cesse, il se délite et infatigablement, il faut le rebâtir. Quinze ans après Te souvient-il ?, Sylvain Émard remonte sur scène dans un solo et sonde les états d’être d’un homme qui veut croire que tout n’est pas perdu. Portant son espoir comme un étendard subversif, il refuse de céder au scintillement des mirages. Envers et contre tout, il danse, tel un maestro solitaire habité par les rugissements du monde.

Sans rien sacrifier aux exigences esthétiques et formelles qui ont fait sa réputation, Sylvain Émard poursuit ici sa quête d’une danse plus brute, plus vulnérable, où les imperfections sont autant de respirations qui permettent d’approcher la vérité de l’homme. Les préoccupations humanistes qui teintent l’œuvre du chorégraphe depuis ses débuts affleurent cette fois encore de façon évidente.

Les retrouvailles de l’interprète et du chorégraphe recèlent bien des surprises.

Avec étonnement, le danseur renoue avec un créateur plus permissif et aventurier qu’à son habitude, ensemble ils s’autorisent une certaine légèreté et investissent des contrées jusque là inexplorées. De son côté, Sylvain Émard redécouvre un danseur dont le corps, changé par le passage des années, devient un fascinant territoire d’expérimentation. Porté par l’idée que les qualités singulières des interprètes plus mûrs leur permettent une forme d’expression qui leur est propre, il prolonge ici la réflexion amorcée dans Fragments – Volume I, alors qu’il offrait à la comédienne de 80 ans Monique Miller un solo mémorable.

Coproduction : Sylvain Émard Danse et L'Agora de la danse
Chorégraphie : Sylvain Émard
Scénographie : Richard Lacroix
Interprétation en création : Sylvain Émard
Composition musicale : Martin Tétreault
Vidéo : Thomas Payette / HUB Studio

Rabais RQD

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