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En 1983, la section québécoise
de l’Association Danse au Canada effectue, sous la
conduite de Gaétan Patenaude, qui
se retrouvera à la barre du RQD pendant plus de dix
ans, une grande consultation auprès des interprètes,
des enseignants et des chorégraphes du Québec.
Les résultats confirment la volonté du milieu
québécois de la danse de se doter d’un
instrument de concertation, de sensibilisation et de consultation.
Du côté des gouvernements, on cherche la manière
de soutenir une discipline en pleine ébullition avec
tous ces créateurs qui se constituent en compagnies
et dont plusieurs deviendront des figures de proue de la
danse québécoise.
Le 4 octobre 1984, le Regroupement des
professionnels de la danse du Québec (première
appellation du RQD) s’incorpore. Le 9 février
1985, se tient la première Assemblée générale,
présidée par Jean-Pierre Perreault, entouré
de Michèle Morin, vice-présidente, du secrétaire
Gaétan Patenaude, du trésorier Paul-André
Fortier et de l’administrateur Daniel Soulières.
« La mise en commun de nos énergies nous permettra
de nous assumer en tant que milieu et de contrôler
de façon éclairée notre destinée
plutôt que de la subir. » Ces paroles inaugurales
du regretté Jean-Pierre Perreault
continuent de guider les réalisations du RQD.
En février 1994, au moment où
une récession économique affecte le financement
des arts et de la danse, le RQD devient le lieu d’une
forte mobilisation de la communauté. Moment mémorable
que celui des États généraux
de la danse, moment de refondation réunissant
sous une même bannière les professionnels de
la danse (interprètes, enseignants, chorégraphes
indépendants, gestionnaires, répétiteurs),
les diffuseurs spécialisés, les compagnies
et les écoles professionnelles ainsi que les organismes
de service. Devant la nécessité de se donner
une plate-forme commune de revendications auprès
des instances politiques, le Regroupement des professionnels
de la danse élargit ses rangs pour devenir le Regroupement
québécois de la danse.
Cette transformation de la mission et des structures de
représentation du RQD imprime un nouvel élan
à la discipline mais l’obligera à revoir
ses objectifs et ses axes d’intervention devant l’ampleur
des dossiers à faire avancer. En 2000, sous Françoise
Bonnin qui a assumé la direction générale
du RQD de 1996 à 2002, l’organisme se dote
d’un premier plan
de développement stratégique 2001-2004
afin de recentrer sa mission. En 2004, avec une nouvelle
directrice à sa tête,
Lorraine Hébert, le RQD adopte en assemblée
générale ses orientations
stratégiques pour les trois prochaines années.
Depuis plus de 20 ans, le RQD multiplie les interventions
et profite de toutes les occasions pour faire avancer la
cause de la danse au Québec et au Canada. La diversité
des actions menées par le RQD au cours des vingt
dernières années est à l’image
d’une discipline dont le développement rapide
exige un travail constant de représentation et de
concertation.
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