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MOT DE LA DIRECTION GÉNÉRALE
La cadence s’accélère, la fièvre
monte, décembre prochain étant la date butoir
pour livrer les résultats de cette opération
ambitieuse de concertation intersectorielle et intergénérationnelle
autour d’une vision d’avenir pour la danse
professionnelle au Québec. Chose certaine, quel
que soit l’itinéraire suivi, et malgré les
aléas de parcours, les limites budgétaires
et les contraintes de temps, il est permis de croire, à la
lumière des premières rencontres de travail
rigoureusement orchestrées par la chargée
de projet, Sophie Préfontaine, que les Grands Chantiers
de la danse sont à l’image d’une communauté prête à se
prendre en charge et résolument tournée vers
l’avenir.
Parmi les conditions
nécessaires à la réussite
de ces travaux, il y a bien sûr, le fort engagement
des présidents de comités et de leurs membres,
mais ce n’est pas suffisant. Toutes ces personnes
comptent sur la participation active et rigoureuse des
professionnels de la danse aux sondages, recherches et
tables de consultations qu’elles lanceront guideront,
animeront, afin d’alimenter leurs réflexions
et la formulation de recommandations juste et éclairée
par rapport à tout ce qui aura été entendu,
rapporté, colligé, pesé, soupesé.
Dans les semaines qui viennent, le RQD va envoyer à plus
de 200 personnes un questionnaire sur la profession de
chorégraphe, dans le but de dégager un profil
des conditions de travail et de rémunération,
d’identifier les besoins en formation et perfectionnement
ainsi que les contraintes et les opportunités dans
une perspective d’avenir. Une autre recherche, cette
fois commandée à la firme DS2007, va livrer
une radioscopie fort éloquente des assises sur lesquelles
l’infrastructure de la danse au Québec repose.
Cette étude permettra d’identifier les composantes
de l’infrastructure, d’en définir les
fonctions et les interactions, et d’en mesurer l’efficience
en fonction d’une grille de valeurs. Et n’oublions
pas le projet, déjà en chantier, de dresser
un arbre généalogique qui permettra, enfin,
de reconnaître les filiations, les emprunts, les
croisements et les ruptures.
À ces recherches, identifiées
comme absolument nécessaires à l’avancement
des travaux, s’ajoutent plusieurs tables de consultations
sur les différents métiers de la danse (répétiteur,
concepteur, travailleur culturel, etc.), ainsi que celle
réunissant les directeurs artistiques et pédagogiques
des écoles de formation professionnelle. Évidemment
que la question du financement public fera l’objet
d’un travail de recensement des données disponibles
auprès des différentes instances subventionnaires
et, si possible, auprès des soumissionnaires.
Pour
mesurer le chemin parcouru depuis octobre 2007, avec les
Ateliers préparatoires au Grands Chantiers de
la danse, et prendre acte des directions empruntées
par les comités de chantiers, il faut prendre le
temps de lire attentivement le Cahier maître que
vous trouverez dans le Dossier Grands Chantiers.
Un ouvrage en construction dont les pièces seront
ajustées, raffinées, ajoutées, de
manière à pouvoir rendre compte de l’évolution
des travaux, des résultats des recherches, des tables
de consultations, de l’avancement des réflexions.
Autres pièces à cet I-Mouvance : un témoignage
inspiré et inspirant du président du comité directeur,
George Krump, l’ajout de cinq autres termes au glossaire
des Grands Chantiers et une étude de cas, réalisée
par les HEC, avec Martine Époque, l’une des
figures de proue de la danse contemporaine dont est issue
toute une lignée de chorégraphes.
Pendant
que le RQD voyait à la bonne marche des
travaux des Grands Chantiers de la danse, une autre activité se
préparait dans l’intensité et la fébrilité de
ce genre d’événement qui mobilise en
grand nombre, et bénévolement, les forces
créatrices de la communauté. Pas de danse,
pas de vie! 2008, sans doute l’édition
la plus généreuse et la plus audacieuse que
le RQD ait pu réaliser à ce jour, grâce
au concours de quelques centaines de professionnels de
la danse, dont une grande cohorte d’artistes de la
relève, vaut la peine d’être conservée
en mémoire. Judith Lessard Bérubé,
le maître d’œuvre de cette entreprise
de valorisation de la danse, tente de vous en restituer
l’atmosphère et la magie, en mots et souvenirs
gravés sur pellicule.
Pour répondre à l’invitation
de participer, sous une forme ou une autre aux travaux
des Grands Chantiers de la danse, et pour prendre le pouls
d’un événement,
d’ores et déjà de mémoire, la
lecture du I-Mouvance, édition printemps, s’impose.
Bonne
lecture!
Lorraine Hébert
Directrice générale
Regroupement québécois de la danse
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© i-mouvance est édité
par le Regroupement québécois de la danse.
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