Grands Chantiers de la danse

GLOSSAIRE EN CHANTIER

Un langage commun: une condition gagnante pour bâtir le projet collectif des Grands Chantiers. Pour ce faire, le RQD propose un petit glossaire qui sera constitué, à chaque numéro, de ces mots pour le dire, le penser et le réfléchir. Pour cette deuxième mouture, nous revisitons certains des mots qui sont à la base des cinq thématiques des Grands Chantiers.

Relève disciplinaire  : La relève disciplinaire est un processus qui s’inscrit dans le temps, qui évolue en fonction des générations d’individus qui se relaient les unes aux autres au sein des structures et des organisations qui se sont développées au fil des années. C’est aussi un but à atteindre : assurer l’avenir de la discipline.

Notons que l’évolution de la danse peut s’inscrire dans un continuum, ce qui implique la permanence de certains acquis et la transformation d’autres. Elle peut aussi être le résultat de ruptures imposées ou, au contraire, souhaitées. On parle alors de mutations au sens de transformations significatives dans les manières d’être, de penser et de faire les choses.

Main-d’œuvre qualifiée : La danse professionnelle québécoise repose sur les compétences, les savoir-faire, la créativité et la passion d’individus exerçant différents métiers.

La qualification de la main-d’œuvre réfère à l’ensemble des connaissances et des compétences jugées nécessaires pour répondre aux exigences spécifiques à chacun des métiers. Cette notion est souvent difficile à appliquer en danse, car plusieurs des métiers de la danse ne disposent pas d’une chartre de compétences définissant les savoir-être et les savoir-faire exigés. Il n’existe pas non plus de formation spécifique, sanctionnée par un diplôme ou une accréditation, pour nombre de métiers exercés en danse. L’expérience acquise sur le terrain, et reconnue par les pairs, tient lieu de qualification. Les critères de qualification de la main-d’œuvre en danse changent en fonction de nouvelles exigences à rencontrer. La qualification de la main-d’œuvre est de plus en plus synonyme de formation continue et de perfectionnement.

Exigences de l’art : Ce sont l’ensemble des valeurs qui définissent la nature des activités et des résultats visés dans l’exercice de chacun des métiers de la danse. Ces valeurs se déclinent selon des termes techniques, esthétiques, administratifs, organisationnels, relationnels et éthiques. Elles peuvent s’ajuster ou se transformer en fonction des standards de qualité établis par chaque groupe de métier, en accord ou en réaction à ceux fixés par l’environnement externe (idéologie, économie, politique culturelle, politique d’attribution des fonds publics, tendances des marchés, etc.). Plus largement, les exigences de l’art constituent l’ensemble des valeurs intrinsèques à une discipline donnée, partagées par un large groupe d’individus et d’organisations au sein d’une même communauté artistique. Elles peuvent êtres explicites ou implicites, mais elles contribuent à l’identité d’un milieu.

Infrastructure de la danse : Tout comme la structure osseuse et musculaire supporte le corps dans ses mouvements, l’infrastructure de la danse soutient l’ensemble des activités générées par les différents secteurs de la pratique, dont la formation, la recherche, la création, la production, la diffusion et les services. Cette infrastructure est constituée d’éléments qui tissent des réseaux de circulation et d’interaction entre les corps de métier, déterminent les conditions d’exercice des divers métiers et structurent les relations professionnelles entre les métiers et les individus. Parmi ces éléments organisationnels, mentionnons: les compagnies, les écoles, les diffuseurs spécialisés, les associations, les réseaux, les organismes de services et les outils collectifs. L’ensemble de ces éléments contribuent à créer un écosystème distinctif, à le réguler et à en assurer la vitalité.

Territoires de la danse : Les territoires de la danse sont tous ces lieux qu’elle occupe, qu’ils soient physiques, géographiques, artistiques, économiques ou symboliques. Ces territoires sont multiples et étendus, du studio de répétition à la salle de spectacle, en passant par la classe d’entraînement, la résidence de création, la clinique de physio, les écrits sur la danse, les images véhiculées par les médias, les circuits de diffusion régulièrement empruntés, les régions, les pays et les continents visités, jusqu’aux traces inscrites dans la mémoire du corps.

> haut

Retourner au sommaire du numéro

© i-mouvance est édité par le Regroupement québécois de la danse.
Les articles signés expriment l'opinion de leurs auteurs et pas nécessairement celle du RQD.

Pour toute information : info@quebecdanse.org

 
 
 

Carte du site Politique éditoriale | Crédits
© Copyright 2005. Tous droits réservés. Regroupement québécois de la danse.