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AU DIAPASON D'AUTRES INITIATIVES
LOCALES ET INTERNATIONALES
Le cas du Australian Dance Council
Il s’avère stimulant de situer les travaux
que s’apprête à mener la communauté de
la danse professionnelle québécoise sur son
avenir au regard d’autres démarches réalisées
au Québec et à l’étranger, par
d’autres associations en danse ou des regroupements
d’autres disciplines artistiques.
À l’occasion de cette première parution du I-Mouvance « Spécial
Grands Chantiers de la danse », le RQD s’est penché sur
un document réalisé par Ausdance (Australian Dance Council)
publié en 2001, à l’issue du Second Sommet de la danse
qui a réuni plus de 200 participants, le 26 mars 2001 à Canberra,
en Australie.
Ce rapport de quelque 70 pages présente les résultats
du Sommet qui conviait alors tous les secteurs de la pratique
professionnelle, en provenance de tous les États
et territoires australiens : directeurs artistiques
et administratifs, artistes indépendants, chorégraphes,
artistes autochtones, interprètes, représentants
d’organismes de service, subventionneurs, etc. Le
document expose, à partir des six grands priorités
identifiées par les participants, des stratégies
d’action pour chacune des régions du pays.
Mise en contexte
La situation du Ausdance n’est pas sans rappeler
celle du RQD, deux organismes dont les missions sont apparentées.
Tout juste trois ans avant les premiers États généraux
de la danse au Québec en 1994, Ausdance réalisait
un premier Sommet de la danse qui réunissait quelque
150 professionnels de la discipline. À la suite
de ce premier rassemblement et de l’application de
nombre des recommandations qui avaient alors été émises,
Ausdance renouvelait l’invitation, en 2001, en organisant
dans un premier temps des tables de concertation dans chacun
des états et des territoires du pays; puis en réunissant
les acteurs pour un second sommet national.
L’écosystème de la danse
Reconnaître la véritable interdépendance
de tous les secteurs de la pratique : voilà une
des retombées positives du Sommet que souligne le
rapport. Plutôt que de se confiner à des enjeux
sectoriels, les discussions et les débats ont cherché à cerner
comment tous les différents secteurs pouvaient mieux
interagir entre eux, pour le plus grand bénéfice
de la discipline.
La danse, on le sait, repose sur un équilibre fragile.
Le manque criant de ressources qui affecte le développement
de chaque secteur a nécessairement des répercussions
sur l’ensemble. Pour parvenir à articuler
une vision globale cohérente et propice au dialogue
intersectoriel, les participants du Sommet ont utilisé la
notion « d’écosystème de
la danse ».
« The values articulated by summit participants
are based on the vision of dance as an integrated ecosystem
which grows, evolves and flourishes, its health determined
by the health of each of its constituent parts. Each part
of the ecosystem comes together to create a garden of dance
which has own unique plantings and cycles. Each dance plant
needs water and sun, not just to coax its first sprouting
but on an ongoing basis. The amount will determine how
well it grows. Dance plants which receive only seed or
project funding, may flourish for a while, but have no
reserves left to invest in further growth and development. »
L’une des conditions permettant d’articuler
cette idée d’un écosystème de
la danse est l’existence de valeurs communes qui
animent la communauté professionnelle. Le rapport
présente, en introduction, quatre valeurs au fondement
des six priorités dégagés par les
participants au terme du Sommet : la diversité des
pratiques (diversity of practice), l’inclusion
et l’interdépendance (inclusivity and
interdependence), l’évolution dynamique
(dynamic evolution), et la danse comme passion
et quête de vie (dance as a whole of life pursuit).
Each of the values articulated is essential to keeping
the ecosystem operating at an optimum level. Not all of
them require an injection of funding; most of the values
are driven by commitment, positive intent and high motivation.
However, they do all require the right mix of ingredients to build up the soil
base in which they are nourished.
Parler d’un écosystème de la danse
permet de situer les enjeux dans une perspective intersectorielle,
laissant voir comment chaque secteur aborde les différentes
problématiques de la discipline. Cette posture encourage
l’ouverture et favorise une vision transversale et
plus approfondie de la discipline. Cela permet de réfléchir
ensemble sur les moyens dont dispose la communauté de
la danse pour agir et réagir de manière plus
concertée sur des enjeux menaçant l’équilibre
et la vitalité de l’écosystème.
Les valeurs québécoises
Bien sûr, chaque nation se donne des moyens de concertation à son
image, et les Grands Chantiers de la danse seront certainement
en résonance avec les préoccupations et les
ambitions de la danse professionnelle québécoise.
Pour mener à bien les travaux préliminaires
qui serviront de base à ceux des différents
comités mis sur pied sous la bannière des
Grands Chantiers de la danse, le RQD a identifié cinq
valeurs cibles stratégiques qui orienteront les
discussions et la formulation de recommandations :
l’identité, la santé, la qualité,
la pérennité et l’ouverture. Cinq valeurs
essentielles au développement de la danse, cinq
cibles en fonction desquelles la communauté sera
amenée à se projeter dans l’avenir.
Pour alimenter vos réflexions, nous vous invitons à consulter
le document produit par Ausdance, et plus particulièrement
ses premières pages qui mettent en contexte le Sommet
et en résument des éléments clés.
On y trouve certes matière à réflexion,
mais aussi matière à inspiration!
Post-scriptum
Question à méditer, tirée du rapport :
est-ce bien la danse qui est en crise ou son système
de financement?
>> Téléchargez
le document de Ausdance
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© i-mouvance est édité
par le Regroupement québécois de la danse.
Les articles signés expriment l'opinion de leurs
auteurs et pas nécessairement celle du RQD.
Pour toute information : info@quebecdanse.org
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