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Chaque Thème
:: Trajet propose un parcours de lecture
dynamique à travers le Web en suivant le fil
d’un thème choisi. Pour les mois de
février à avril 2007, nous vous suggérons
des pistes de réflexion sur la notion de
"danse hors-les-murs".
Le désir de faire sortir la danse de ses
lieux de présentation traditionnels ne date
pas d’hier. On peut se rappeler les élèves
d’Isadora Duncan, dansant avec légèreté dans
des jardins telles de petites muses. Toutefois, on
doit surtout au groupe du Judson Dance Theatre de
New York d’avoir radicalement poussé la
danse hors des scènes et des théâtres.
Dans les années 70 aux États-Unis,
ce groupe de jeunes danseurs-chorégraphes-improvisateurs
va investir les lacs, les toits, les buildings, les
parcs… La ville deviendra le lieu d'accueil
d’expérimentations chorégraphiques,
telles que marcher sur un plan vertical pour défier
la gravité comme dans Man Walking Down
the Side of a Building de Trisha Brown.
Pour
ce thème-trajet de février, nous
vous proposons un parcours virtuel qui met en lumière
certaines initiatives et réalisations québécoises,
canadiennes et européennes, qui poussent la
danse hors les murs. Ce dossier sera enrichi au cours
des mois suivants, jusqu’à la tenu de Pas
de danse, pas de vie !, un événement
culturel coordonné par le RQD pour mettre
en valeur la danse et ses artistes. Ainsi, du 24
au 29 avril 2007, une armada d’artistes, toutes
générations confondues, participera à cette
grande opération de valorisation de la discipline
dans le but de démontrer la solidarité et
la diversité de la danse d’ici, en plus
de tendre la main vers la population et les élus.
N’hésitez pas à nous transmettre
vos suggestions pour enrichir ce parcours en écrivant
à info@quebecdanse.org
!
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{mars}
Diffusion de vidéodanses sur le Web
Quelle est l’incidence de l’environnement sur le travail
d’écriture chorégraphique? C’est ce qu’explore Partout
ailleurs, un projet de recherche vidéo mené par l’interprète
Sylvain Poirier et diffusé sur le Web. Initié en novembre
2006, le projet compte déjà douze vidéos, dont dix
ont été tournés en extérieur, et plusieurs
sont encore à venir. La forêt, l’eau, la neige, une
carrière, un barrage, un chemin de fer : autant de sources
d’inspiration pour le chorégraphe que de sources de ravissement
pour les internautes. À voir!
www.dansesylvaindanse.com |
{mars 07} Danser toute une Nuit Blanche
Le
3 mars dernier se clôturait la huitième édition
du Festival Montréal en lumière. Et quoi de mieux pour
terminer cette fête que de rester éveillé toute la
nuit? Voici un retour sur des propositions de danse hors les murs qui étaient
au programme…
Initiées à Paris en 2002, les Nuits
Blanches se sont vite propagées dans plusieurs grandes villes
du monde tels Rio de Janeiro, Lisbonne, Tokyo, New York, Tel-Aviv, Toronto… C’est
toutefois Montréal qui a été la première à emboîter
le pas, dès 2002. Pour la 5e édition, près de 86
activités nocturnes ont eu lieu et la danse faisait évidemment
partie de la fête!
Les environs de la Place des Arts se sont imposés comme un lieu
de rassemblement naturel. À la station de métro Place-des-Arts,
une compétition entre des danseurs hip-hop de Urban-Element a été l’occasion
de performances enlevantes. À la Cinquième Salle, les artistes
de La 2e Porte à Gauche proposaient Blind Date, une soirée
interactive qui mettait en scène une douzaine de chorégraphes/performeurs.
Tout près, au Musée d’art contemporain, un match
des Imprudanses, une ligue d’improvisation-mouvements,
se déroulaient sous les yeux d’un public captivé,
appelé à voter pour l’équipe qui livrait les
meilleures numéros.
Quelques coins de rues plus loin, au Centre
d’histoire de Montréal,
les rythmes africains et la danse endiablée de la troupe de gumboots
Amaqhawé et du collectif Kammbéon réchauffaient
cette nuit froide.
Et pour ceux qui avaient un besoin fou de se dégourdir – ou
de se réchauffer! –, le rendez-vous était donné à l’hôtel
de ville où les amateurs de musique électronique et autres
adeptes de danses sociales pouvaient se retrouver.
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{février 07}
Paul-André Fortier, une présence urbaine
Le caractère exceptionnel du projet Solo 30X30 du
chorégraphe Paul-André Fortier tient certainement
au nombre de représentations données à la
même heure et au même endroit. Ainsi, les spectateurs
peuvent y revenir tous les jours, durant un mois, beau
temps, mauvais temps, pour partager ce formidable défi
physique que s’est donné ce danseur et chorégraphe.
L’an dernier, Fortier, son corps livré aux
aléas d’une météo changeante,
a dansé à Newcastle, en Angleterre, à Nancy,
en France, à Yamaguchi, au Japon ainsi qu’à Ottawa
et Montréal.
On peut partager cette aventure en visitant
son blogue au http://fortierdanse.blogspot.com/
www.fortier-danse.com
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{février 07}
Amener la danse dehors
Les projets
du collectif La 2e porte à gauche explorent de multiples manières
l’idée de présenter la danse hors les murs, que ce soit dans les vitrines d’un
grand magasin ou bien au beau milieu d’un parc public fréquenté. L’événement
The art (prononcez dehors), réalisé en septembre 2006, est un exemple probant
d’une initiative de la relève montréalaise qui compte bien poser la danse
sur le chemin quotidien des passants.
>>
www.la2eporteagauche.ca
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{février 07}
Dans les parcs
Faire connaître la danse à un large public est un perpétuel
défi. La petite équipe du festival Dusk Dances de
Toronto s’est attelée à la tâche en présentant,
depuis 12 ans déjà, un événement hors les murs
fort accessible au grand public. C’est durant les couchers du soleil
d’été que Dusk Dances se manifeste en présentant
des spectacles de danse contemporaine de qualité dans les parcs
publics. À l’été 2006, le projet a même
pris la route pour arrêter au parc Victoria, au grand plaisir des
citoyens de la ville de Québec.
>> www.duskdances.ca |
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{février 07}
Danse la ville
La Biennale de la danse de Lyon figure parmi les festivals les plus connus
et les plus courus (86 671 personnes ont assisté aux spectacles
de la Biennale 2006)! L’événement s’étale
sur un mois et un thème chapeaute les activités. À l’automne
2006, l’édition portait le nom de Danse la ville,
laissant la place aux créations à l’extérieur
des murs des studios et mettant en vedette les rues et les bâtiments
de la ville, s’assurant ainsi un public encore plus large.
>> www.biennale-de-
lyon.org/danse2006/fran/index.html |
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{février 07}
Au milieu des passants
Ex nihilo est un collectif composé de danseurs et musiciens qui
ont tous la volonté de prendre les villes comme lieux de travail
et de représentation. Les espaces et leurs usages, les relations
humaines forment les contraintes et la toile de fond de leur création.
Les interventions avec le public poussent ces artistes à la recherche
de nouvelles formes d’invitation et de communication. Depuis 1997,
Ex nihilo investit plages hollandaises et françaises et, plus récemment,
le quartier Belsunce à Marseille pour leur dernier projet Passants.
Entrevue avec le collectif sur ce dernier projet : http://la-compagnie.org/xart.php3?id_article=45. |
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© i-mouvance est édité
par le Regroupement québécois de la danse.
Les articles signés expriment l'opinion de leurs
auteurs et pas nécessairement celle du RQD.
Pour toute information : info@quebecdanse.org
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