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Décès de la
fondatrice du Ballet national du Canada
Le 19 février dernier, la communauté de la
danse canadienne perdait l’une de ses pionnières,
madame Celia Franca. Fondatrice du Ballet national du Canada,
danseuse et chorégraphe, cette grande dame de la
danse est décédée à Ottawa à l’âge
vénérable de 85 ans, succombant à une
fracture d’une vertèbre survenue il y a un
an. |
Née en Angleterre en 1921,
Celia Franca joint d’abord
les rangs du Ballet Rambert en 1936, avant de faire partie
de la célèbre troupe du Sadler's Wells Ballet
(aujourd'hui le Royal Ballet) au début des années
1940. Elle est ensuite danseuse soliste au Metropolitan
Ballet et fait ses débuts comme chorégraphe,
en créant des ballets par la British Broadcasting
Corporation (BBC).
En février 1951, Celia Franca
arrive à Toronto
avec un projet quasi démesuré dans ses valises :
fonder une compagnie de ballet au Canada. Le travail à accomplir
est énorme. En seulement dix mois, elle réalise
l’impossible : elle forme des danseurs, recrute
des artistes et organise le premier spectacle de sa compagnie
le 12 novembre 1951, à l’auditorium Eaton à Toronto.
C’est l’acte de naissance du Ballet national
du Canada.
À titre de directrice artistique
de la compagnie, elle invite de prestigieux danseurs à se
produire au Canada, que l’on pense à Erik
Bruhn, Lynn Seymour ou Rudolf Noureev. Rapidement, la question
de former une relève en danse s’impose, il
s’agit
de l’unique façon d’assurer le développement
et le rayonnement de la discipline ici et sur la scène
internationale. En 1959, elle s’associe à Betty
Oliphant pour fonder l’École nationale de
ballet du Canada et ainsi former de jeunes Canadiens qui
pourront éventuellement travailler au sein de sa
compagnie.
Durant 24 ans, Celia Franca assume
la direction artistique du Ballet national du Canada et
chorégraphie
plusieurs ballets qui feront partie du répertoire
de la compagnie. Elle fait appel à des chorégraphes
anglais réputés, tels Antony Tudor et John
Cranko, qui créent des pièces pour la compagnie
dans la pure tradition de la danse classique britannique.
Elle encourage également la relève canadienne
en mettant sur pied le National Ballet's Choreographic
Workshops.
Celia Franca a été membre
du conseil d’administration
du Conseil des Arts du Canada de 1982 à 1989, et
elle est récipiendaire de nombreuses distinctions
honorifiques. Elle est notamment la première artiste
de la danse à recevoir l’Ordre du Canada,
la plus haute distinction honorifique canadienne.
Source :
Le Ballet national du Canada
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au sommaire du numéro de mars 2007
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