Diversité culturelle
La Convention de l’UNESCO entrera en vigueur en mars 2007

Le 18 décembre 2006, moment historique : 14 pays membres de l’Union européenne, dont l’Espagne, la France, et la Suède, ratifiaient la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, portant ainsi le nombre d’États signataires à 35. Ce geste aura permis de passer la barre des 30 ratifications nécessaires à l’entrée en vigueur de la Convention. Celle-ci aura lieu le 18 mars 2007, soit trois mois après le dépôt du trentième instrument de ratification, tel que prescrit par le texte de la Convention.

Rappelons que la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été adoptée par 148 États lors de la conférence générale de l’UNESCO à Paris, en octobre 2005, et ce, malgré une opposition musclée des États-Unis et d’Israël. Ce traité vise entre autres à créer les conditions permettant aux cultures de s’épanouir et d’interagir librement; à encourager le dialogue entre les cultures et stimuler l’interculturalité; à réaffirmer l’importance du lien entre culture et développement pour tous les pays; à reconnaître la nature spécifique des activités, biens et services culturels en tant que porteurs d’identité, de valeurs et de sens ; et à réaffirmer le droit souverain des États de conserver, d’adopter et de mettre en œuvre les politiques et mesures pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles sur leur territoire. Bref, la Convention vise à soustraire les biens et services culturels des griffes des impératifs commerciaux, afin d’en protéger la richesse et d’en assurer le sain développement.

Depuis les premiers pourparlers entourant la Convention, les gouvernements canadien et québécois ont été fortement impliqués dans toutes les étapes de la négociations avec les autres États membres de l’UNESCO. D’ailleurs, au lendemain de l’obtention des 30 ratifications, la Coalition française pour la diversité culturelle saluait le travail accompli dans le dossier par le gouvernement canadien, qui a été le premier État membre de l’UNESCO à ratifier officiellement la Convention en novembre 2005. Rappelons également qu’avant le Canada, le gouvernement du Québec a été le premier à donner officiellement son appui à la Convention, le 10 novembre 2005, l’approuvant à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Dans une vidéo relatant les réalisations de son ministère depuis son arrivée en poste en 2004, la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Line Beauchamp, cite d’ailleurs la promotion et l’adoption de la Convention au nombre grandes réussites du gouvernement Charest. >> Pour voir la vidéo 

Le 19 décembre 2006, se réjouissant de l’étape franchie par la Convention, les ministres québécois Line Beauchamp (Culture et Communications), Monique Gagnon-Tremblay (Relations internationales) et Raymond Bachand (Développement économique) ont souligné, dans une lettre adressée aux médias, que « les dispositions de la Convention garantissent au gouvernement du Québec qu’il peut continuer librement à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des programmes qui favorisent l’épanouissement de sa culture et de son identité », mais que de nouveaux défis attendent maintenant les États signataires : obtenir un maximum de ratifications afin de conférer une plus grande légitimité à la Convention, et entamer au plus vite les échanges concernant sa mise en œuvre dans le monde. On peut certainement dire que la nomination de Michel Audet à titre de tout premier représentant du Québec à l’UNESCO arrive à point nommé ! En effet, une entente administrative qui sera signée sous peu entre Québec et Ottawa permettra à un(e) représentant(e) du Québec de siéger au sein de la délégation canadienne à l’UNESCO. C’est la première fois que le gouvernement canadien accorde une telle place au Québec au sein d’une organisation internationale. Monsieur Audet, professeur en relations industrielles à Laval, directeur scientifique au Centre francophone d’informatisation des organisation (CEFRIO) et directeur de l’Institut Technologies de l’informations et sociétés de l’Université Laval, doit entrer en poste cet hiver et aller s’établir à Paris dès le printemps. Une fois l’acclimatation faite, il s’attellera sans tarder à la mise en œuvre de la Convention sur la diversité culturelle.

Pour plus d’information sur la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles , visitez le site de l’UNESCO.

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