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Comment les ménages
canadiens dépensent-ils leur argent au chapitre des
biens et services de la culture ?
Une enquête de Statistique Canada,
publiée dans La culture en perspective (Volume 15,
no 4), dévoile les derniers chiffres sur les dépenses
que les ménages canadiens affectent au chapitre des
biens et des services culturels.
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Les données recueillies pour cette enquête
vont de 1999 à 2004. Durant cette période
de cinq ans, il se dégage que les dépenses
moyennes en produits culturels n'ont pratiquement
pas changé. Malgré cela, la part du
total des dépenses des ménages consacrée
à ces produits s'est amenuisée durant
cette période. Évidemment, après
avoir subvenu aux besoins essentiels de se nourrir,
de se loger et de se transporter et avoir payé
leurs impôts personnels, les ménages
doivent décider comment dépenser ce
qu'il leur reste de revenu. |
Les gens choisissent-ils d'aller voir
le film le plus récent, d'acheter un tout nouveau
roman à succès ou un DVD populaire ou tout
simplement de rester à la maison et d'écouter
la télévision ? Les dépenses discrétionnaires
font donc l'objet d'une concurrence féroce…
Les dépenses moyennes
des ménages en produits culturels ont augmenté
plus lentement que leurs dépenses globales.
Les ménages canadiens ont consacré
1 450 $ en moyenne à l'achat de biens et services
de la culture en 2004, comparativement à 1 290 $
en 1999. Ce montant représentait toutefois une proportion
moindre de l'ensemble des dépenses. En effet, la
part du revenu des ménages consacrée aux dépenses
culturelles est passée de 3,1 % en 1999 à
seulement 2,9 % en 2004. Après avoir inclus le calcul
de l’inflation, on constate que les dépenses
moyennes en produits culturels n'ont pratiquement pas changé.
C’est la location de services de télévision
par câble et par satellite qui demeure la plus importante
catégorie de dépenses en biens et services
de la culture. Ces dépenses se taillent la part du
lion du budget consacré par les ménages aux
biens et services de la culture. En fait, leur part est
passée de 25,7 % à 31,9 %, les ménages
ayant dépensé, en moyenne, 462 $ à
ce chapitre en 2004 par rapport à 332 $ en 1999.
Que reste-t-il pour les arts
de la scène ?
De 1999 à 2004, les arts de
la scène ont vu leur part des dépenses moyennes
des ménages en biens et services de la culture s'accroître
et passer petit à petit de 5,2 % à 6,1 %.
Durant cette période, ces dépenses ont augmenté
de 32,8 %, pour atteindre 89 $. Après correction
des droits d'entrée en tenant compte de l'inflation,
on obtient une augmentation de 17,1 %. Non seulement les
ménages ont-ils dépensé davantage,
mais une proportion légèrement plus élevée
d'entre eux a déclaré avoir dépensé
pour aller voir des spectacles sur scène.
L'Enquête sur les arts de la scène indique
que les compagnies d'arts de la scène sans but lucratif
ont attiré environ 14,2 millions de spectateurs en
2004, soit 7,6 % de plus qu'en 2001. Les compagnies théâtrales
ont attiré plus de la moitié de l'ensemble
des spectateurs dans le secteur sans but lucratif.Dépenses
par type de ménage : les couples avec des enfants
en tête de file.
Il ressort que les couples avec des
enfants représentent la plus grande part du marché
du divertissement. Ces ménages à personnes
multiples dépensaient plus que les autres aux chapitres
suivants : les manuels ; les œuvres audio et vidéo
préenregistrées, telles que les disques compacts,
les DVD et les audiocassettes ; et les livres, les services
photographiques et les entrées aux musées
et à d'autres lieux. On note toutefois que les ménages
avec des enfants consacrent en moyenne une part plus congrue
de leur budget aux revues et aux arts de la scène,
dépensant nettement plus à ce chapitre que
les ménages à une personne, monoparentaux
et de couples âgés. |
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Les ménages consacrent
une proportion moindre de leurs dépenses totales
aux produits culturels
En 2004, les hausses les plus marquées,
en ordre de grandeur, des dépenses moyennes en produits
culturels ont été enregistrées du côté
:
> des services de câblodistribution
et de diffusion par satellite,
> des arts de la scène,
> des manuels,
> des entrées au cinéma,
> des livres.
Les ménages avec des enfants
affichaient les dépenses moyennes de loin les plus
élevées pour un certain nombre de biens et
services de la culture, tandis que les couples âgés
dépensaient le plus en moyenne pour s'acheter des
journaux.
Dans l'ensemble et correction faite de l'inflation, les
dépenses moyennes en produits culturels n'ont pour
ainsi dire pas changé de 1999 à 2004. Malgré
cela, les ménages ont consacré une proportion
moins élevée en 2004 qu'en 1999 de leurs dépenses
totales à l'achat de produits culturels. Selon l'Enquête
sur les dépenses des ménages de 2004, les
ménages ont réalisé des dépenses
plus élevées au chapitre des hypothèques,
de l'énergie, des soins de santé ainsi que
des services et des dispositifs électroniques de
communication (comme les téléphones cellulaires
et Internet à haute vitesse). La demande croissante
de tels biens et services pourrait avoir amené les
ménages à moins dépenser pour s'acheter
des produits culturels.
Source :
Erika Dugas, analyste, Programme de la statistique culturelle
La
culture en perspective, Volume 15, no 4
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