| {novembre}
Art et politique : l’art « contextuel
» ou une nouvelle forme de politisation de l’art
Dans le numéro 14 de L’Art même,
une publication du ministère de la Communauté
française de Belgique, Paul Ardenne
interroge en quoi l’art "contextuel",
qui a émergé au 19e siècle, a
bousculé les rapports habituels entre l’art
et la politique. Il discute également en quoi
ce courant artistique a mené à une forme
nouvelle de politisation de l'art.
[définition]
Sous le label d'art «
contextuel », on entend l'ensemble des formes
d'expression artistique qui diffèrent de l'œuvre
d'art traditionnellement comprise :
> art d'intervention et art engagé de caractère
activiste (happenings en espace public, "manœuvres"),
> art investissant le paysage ou l'espace urbain
(land art, street art, performance…),
> esthétiques dites participatives ou actives
dans le champ de l'économie, de la mode et
des médias.
Au cours du 20e siècle, l’art contextuel
s’est traduit par un questionnement et un rejet
des supports et des médiums d’usage en
art, par l’abandon, des lieux institués
(musées et galeries) et par l’appropriation
d’espaces de diffusion inusités (la rue,
les médias, les lieux publics, etc).
Abordant l’art contextuel par le biais des arts
visuels, l’auteur souligne que cette forme d’art,
de par sa nature « politique », s'est
vue souvent refuser le statut de « création
artistique ».
Voici donc un texte de portée
philosophique pour semer bien des questions…
>>
http://www.cfwb.be/lartmeme/no014/pages/page1.htm
{novembre}
L’artiste et le
politique : je t’aime, moi non plus !
Qu’en est-il de l’engagement culturel
des politiques ? Et de l’engagement politique
des culturels ? Le dialogue est-il possible entre
ces deux univers – à la fois si loin
et si proches ? Telles étaient les questions
abordées lors des Journées d’étude
sur l’évolution de la politique culturelle
de la Ville de Grenoble, tenues en janviers 2004,
dont le menu comprenait conférences, débats
collectifs et tables rondes.
À lire et retenir, un résumé
de l’intervention du politologue Philippe Teillet,
qui met la table en lançant un débat
de fond sur la relation entre les artistes et le politique.
Ce dernier soutient que plusieurs facteurs ont entraîné
une dépolitisation de la communauté
artistique et des œuvres qu’elle crée.
Cette dépolitisation - qui est garante d’une
certaine liberté, mais qui est également
à la source d’une perte en socialisation,
en légitimité et en enjeu politique
pour les artistes – a entraîné
la construction de rapports malaisés entre
les artistes et les élus. S’ils ont en
commun la légitimité de leur engagement
dans l’espace public ; s’ils partagent
la nécessité d’une reconnaissance
publique ; et s’ils sont souvent, l’un
comme l’autre, fragilisés par l’ondoiement
incessant des perceptions publiques ; les artistes
et les élus sont confrontés à
des différences dans leur statut, dans leurs
visées, dans le langage qu’ils emploient
et le rôle qu’ils s’octroient.
Un court article pour faire naître l’étincelle
d’un débat fort intéressant !
>> http://www.observatoire-culture.net/data/public/pdf152.pdf
{novembre}
L'artiste et l'engagement
Depuis quelques années, le film documentaire
politisé (pensez à L’Erreur
boréale ou à Bacon, le film),
la nouvelle chanson engagée et les artistes
qui s'affichent porte-parole de causes sociales ont
la cote auprès des Québécois.
L’émission Chasseurs d’idées,
diffusée il y a quelque temps à Télé-Québec,
s’est penché sur le phénomène
de l’artiste «socialement préoccupé
». Mode passagère ou symbole d’une
prise de conscience collective ? Force est de constater
qu’une nouvelle génération d’artistes
veut interpeller, toucher et sensibiliser le «
vrai monde »… tout comme il désire
intégrer ce dernier dans ses œuvres.
Malheureusement, on ne relève ici aucune création
en danse qui soit chargée, ouvertement, d’idées
ou de prises de position politiques… La danse
se prête-t-elle à l’expression
d’opinions politiques ?
>> http://telequebec.tv/sites/idees/chasseurs_idees_1999/theme.html
{novembre}
Dossier : Les artistes
et la politique
La revue Réseau, une publication de l’UQÀM,
publiait au printemps 2005 un dossier sur la question
du rôle politique de l’artiste dans la
société. On y avance l’idée
qu’en l’absence de personnages politiques
aux idées qui frappent l’imaginaire et
au charisme fort, les artistes ont pour ainsi dire
pris le relais à titre de porteurs de la vision
collective. Starisés, écoutés,
respectés, les artistes se lancent de plus
en plus dans la création “engagée”
(qu’on pense au succès inégalé
de L’Erreur boréale), s’accolent
une cause sociale ou politique, affichent leurs couleurs
et leurs préoccupations sur la scène
publique. Renouveau d’un genre ou mode passagère
?
>> http://www.uquebec.ca/mag/mag2005_04/doss1-2005_04.pdf
aussi : http://www.infoculture.ca/?page=22&view=2&numero=7817
{novembre}
L’ATSA, ou L’Action
Terroriste Socialement Acceptable, ou encore comment
faire passer l’art à l’action !
En 1997, les artistes Annie Roy - qui a notamment
dansé au sein de La compagnie Montréal
Danse - et son conjoint Pierre Allard fondaient l’ATSA.
Ensemble, ils créent des œuvres d’interventions
urbaines, qui surgissent dans la ville comme une apparition,
souvent sous forme d’installations, de performances
ou de mises en scène réalistes. Ces
créations interpellent le passant et l’invitent
à se questionner sur divers enjeux d’ordre
environnemental, social et patrimonial qui sont autant
de sources d’inquiétude et d’inspiration
pour les artistes.
L' ATSA prône une vision non hermétique,
active et responsable de l’artiste-citoyen qui
prend part au développement durable de sa société.
Parmi les interventions à retenir :
la neuvième édition d’État
d'Urgence, un camp de réfugiés
urbains ouvert 24 / 24 en plein centre-ville montréalais,
se déroulera du 22 au 26 novembre 2006. Expérience
vivifiante, humanisante, touchante et bouleversante,
État d’Urgence utilise l’art comme
une courroie de transmission, une thérapie
et un élément rassembleur planté
dans un environnement éphémère.
Banquet, performances, conférences, interventions,
et autres activités sont au menu de cette édition
qui s’articule autour des thèmes du nomadisme,
de la promiscuité et de la cicatrice comme
lieu de reconstruction des tissus.
>> http://www.atsa.qc.ca/pages/accueil.asp
{novembre}
Engrenage Noir
Engrenage Noir est un organisme artistique indépendant,
sans but lucratif, créé en 2001 par
Johanne Chagnon et Paul Grégoire.
«L'essence de cet organisme est né de
notre passion pour l'art en tant qu'outil de parole
et agent de changement, de notre volonté de
nous impliquer socialement par le biais de la pratique
de l'art.
Engrenage -
pour aider certaines roues d'engrenage à grincer
encore plus, afin de leur permettre tout de même
de tourner et d'en faire grincer d'autres à
leur tour; «une sorte d'anti-WD-40».
Noir - pour ne jamais perdre de vue
qu'on ne vit pas dans un conte de fées; s'afficher
en couleurs signifierait donner notre accord avec
la manière dont le monde tourne.
C'est dans cet esprit commun
que nous avons chacun développé des
projets à l'intérieur d'Engrenage Noir
: Levier (Johanne) et Déranger l'espace (Paul).»
>> http://www.engrenagenoir.ca
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