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Le Fringe de Montréal
entame sa 16e édition
Quatre-vingt-dix-sept (97) spectacles seront présentés
au Fringe de Montréal qui a lieu du 8 au 18 juin
cette année. Place à un festival des arts
de la scène marginal qui mise sur l’accessibilité
et le risque de l’inconnu.
Quatre principes de base campent la singularité du
Fringe :
- L’absence de jury : il n’y a pas de direction
artistique ni de comité de sélection.
- Accessibilité (pour les artistes) : chacun a une
chance égale de participer au festival et les artistes
du Fringe de Montréal sont choisis lors d'un tirage
public.
- Accessibilité (pour le public) : les artistes fixent
le prix d'entrée de leurs spectacles, qui ne doit
pas excéder 9 $.
- Billetterie : la totalité des recettes est versée
aux artistes en fonction des prix d'entrée qu'ils
ont fixés.
Quatre-vingt (80) compagnies se partageront dix salles et
récolteront 100 % de leurs recettes. Rappelons que
l'an passé, le Fringe de Montréal a attiré
près de 53 000 personnes. Les billets des spectacles
en salles ont trouvé quelque 20 000 preneurs, et
53 000 personnes ont profité des spectacles gratuits
présentés sur la scène extérieure.
Le Fringe de Montréal n’est pas unique en son
genre. Plus d'une trentaine de Fringes bourgeonnent à
travers le Canada et les États-Unis. Le premier Fringe
a d’ailleurs vu le jour en 1947, alors que des artistes
écossais se sentent exclus du Festival international
d'Édimbourg. Ils décident de se produire en
marge du festival officiel et les journalistes parlent de
leurs spectacles en terme de «Festival Fringe»
(festival de la marge).
En 1958, la Société du Festival Fringe d'Édimbourg
est créée pour officialiser certaines règles
de fonctionnement. Une constitution est rédigée
et publiée dans les programmes de tous les spectacles
du Fringe. La vente des billets est centralisée et
un centre d'information, doublé d'un débit
d'alcool, sont créés.
En 1982, le phénomène Fringe envahit le Canada,
en commençant par Edmonton. Contrairement au Fringe
d'Édimbourg, un nouveau système est implanté
en vertu duquel, en échange de frais minimes, les
artistes bénéficient d’un plus grand
support du Festival : la salle et les techniciens sont fournis,
le nombre de représentations est déterminé
à l’avance et un service de billetterie couvre
tous les spectacles. La nature collective du modèle
canadien permet de maintenir de faibles coûts d’opération
et d'assurer l'équité pour toutes les compagnies.
Source :
http://www.montrealfringe.ca/
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