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TRACEURS À L'OEUVRE
Nouveauté cette année, une nouvelle activité s’ajoute à l’opération Pas
de danse, pas de vie!. En collaboration avec la Maison
de la culture du Plateau-Mont-Royal, le RQD réalise
un projet de médiation culturelle autour des Traces chorégraphiques
avec des élèves des écoles primaires Lanaudière et Laurier. Par l’entremise de rencontres, de témoignages
et de vidéos, des élèves de 3e à la 6e
années sont initiés de manière ludique à la
création chorégraphique en plus de découvrir les
artistes et les organismes de danse oeuvrant dans l’arrondissement.
Décliné en six ateliers de 50 minutes, Traceurs à l’oeuvre se
termine au cours de la semaine du 14 avril 2008 par une petite fête
dans les écoles, alors que les élèves auront disposé leurs
Traces chorégraphiques un peu partout dans l’école
afin d’en faire profiter tous les élèves.
Une équipe
dynamique d’animateurs sont en charge des ateliers.
Il s’agit de Julie Châteauvert, Katya
Montaignac et Nicolas
Filion. Chacune des écoles est parrainée par un chorégraphe
professionnel ayant déjà signé une Trace chorégraphique.
L’école Lanaudière est parrainée par Pierre-Paul
Savoie et l’école Laurier, par Lucie
Grégoire.
Ce projet a bénéficié du soutien
financier de l'Entente sur le développement culturel de Montréal
intervenue entre la Ville de Montréal et le ministère
de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
du Québec.
L'équipe de Traceurs à l'oeuvre
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Julie Châteauvert
Julie Châteauvert a un parcours éclectique.
Ayant toujours dansée, elle rencontre la Langue des Signes Québécoise
et la communauté sourde au moment où elle poursuit des études
d'orthophonie. Coup de foudre: délaissant les approches de réadaptation,
elle choisit de se consacrer à une démarche
artistique au coeur de laquelle se trouve sa fascination pour les langues
signées. Celle-ci l'amène à créer une série
d'oeuvres dont le choix du médium est dicté par la recherche
sur la matière de la langue, le mouvement, le corps. Détentrice
d'une maîtrise en danse, ses oeuvres touchent tant à la
performance, à l'installation, à la vidéo qu'à la
danse. S'intéressant aux contexte urbain et à l'art public
et contextuel, elle a participé au projet Vitrines ainsi qu'à la
premère édition de The Art produit par La 2e
Porte à Gauche. Ses performances ont été présentées à Tangente
(Montréal), à la
Galerie Rouje (Québec), au Nouveau Théâtre du 8ième
et aux Subsistances (Lyon). Ses vidéos ont été présentées à la
Cinémathèque québécoise (Montréal),
au festival Videodanzaba de Buenos Aires ainsi qu'au centre chorégraphique
national Maguy Marin (Lyon, France) où elle a également
donné un atelier de création autour du mouvement et des
langues signées.
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Katya Montaignac
À la fois danseuse et critique de danse, Katya Montaignac
a obtenu une maîtrise en lettres modernes à l'Université de
Paris 7 et étudié au département de danse de l’Université de
Paris 8. De 1995 à 2002, elle danse pour la compagnie La Gorgone
dirigée par Vincent Lahache et travaille pour le Centre national
de la danse en France. En 2001, elle crée le projet Raymond,
un solo pour n interprètes qui réunit plus d'une
cinquantaine d’individus, danseurs ou non, autour d'un même
solo. Parallèlement à ses activités, Katya enseigne
la danse depuis 1996. À Montréal, elle intervient dans
divers établissements (Petite École du Centre Marcel de
la Sablonnière, Académie de danse d'Outremont, École
Buissonnière, École Marie-Rivier, Cégep Marie-Victorin,
Congrès 4 Arts, Comité Cecchetti...). Elle poursuit également
une recherche de doctorat en Études et pratiques des arts à l'UQAM,
collabore avec la revue Jeu et le magazine Accents Danse et
crée des événements inusités en danse contemporaine
avec La 2e Porte à Gauche.
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Nicolas Filion
Après une formation éclectique
en littérature et
en photographie, Nicolas Filion se consacre à la danse à partir
de 1998. Diplômé du baccalauréat en danse de l’UQÀM,
il y entamait en 2005 un projet de maîtrise création. Il
a œuvré comme interprète auprès de plusieurs
chorégraphes reconnus, notamment Ginette Laurin, Louise Bédard,
Harold Rhéaume, en plus de collaborer avec de jeunes créateurs,
dont Hinda Essadiqi, Motaz Kabbani, Frédéric Gravel et
Catherine Gaudet. Il a participé à plusieurs projets de
la compagnie Danse-Cité : d’abord en tant
qu’improvisateur pour Les Évènements de la
Pleine Lune (2003) et Treize lunes (2007), puis
comme interprète lors de la création de Appartement
Témoin (2005), avec la compagnie française Projet
In Situ. Il lui arrive également de s’improviser chorégraphe : Bouche-Sèche
(2002), Dans
la Rivière aux Loups (2004) et plus récemment, Certaines
scènes peuvent ne pas convenir (2008). Animateur culturel,
il met sur pied en 2007, en compagnie de Judith Lessard-Bérubé,
l’atelier Spectateur à l’œuvre, une formation
sur la danse contemporaine offerte aux diffuseurs culturels et au grand
public.
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Pierre-Paul Savoie
Artiste multidisciplinaire,
Pierre-Paul Savoie, fondateur et directeur artistique de PPS Danse, utilise
la danse, le chant, le théâtre
ainsi que les arts visuels pour créer des images corporelles fortes
intégrées dans un ensemble scénique aux atmosphères
uniques. Il a fait ses études en danse moderne à l’Université Concordia
de Montréal et en théâtre à l’École
nationale de Théâtre du Canada.
Comme danseur et chorégraphe,
il a créé plus de
seize spectacles qui ont toujours laissé une place importante à la
réflexion et à l’émotion. Il a collaboré avec
de nombreux artistes québécois à divers événements
culturels, que ce soit pour la scène, le cinéma ou la télévision.
Il
a travaillé comme chorégraphe et metteur en scène
pour plusieurs événements et compagnies dont, le Cirque Éloise
et l’École Nationale du Cirque. Comme chorégraphe,
il a collaboré avec les grandes institutions théâtrales
telles le TNM, le Trident, Le Théâtre Français du
Centre National des Arts, le Théâtre Denise Pelletier et
les Gens d’en bas.
On lui a également confié la chorégraphie
du spectacle rendant hommage à la musique du Cirque du Soleil
au Festival international de Jazz de Montréal, la chorégraphie
du défilé du
350e anniversaire de la Ville de Montréal, celle du gala de l’ADISQ
et du spectacle de remise des prix Gémeaux en 1996.
Cette même
année, soit en 1996, Pierre-Paul Savoie recevait
conjointement avec Jeff Hall le prestigieux prix Jacqueline-Lemieux du
Conseil des Arts du Canada. En octobre 2004, il fut récipiendaire
du Prix Attitude décerné par le ROSEQ (Réseau de
diffuseurs de l’Est du Québec) pour souligner sa contribution à la
diffusion de la danse sur ce réseau.
Très engagé dans
son milieu, Pierre-Paul Savoie fut président
de 1999 à 2004 du Regroupement québécois de la Danse.
Le 21 février dernier, il recevait le prix Hommage RIDEAU en reconnaissance
de sa précieuse contribution au développement de la danse
au Québec.
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Lucie Grégoire
La chorégraphe et interprète montréalaise
Lucie Grégoire poursuit sa recherche artistique depuis près
de 25 ans, avec à sa feuille de route plus d’une trentaine
de créations chorégraphiques, des œuvres pour plusieurs
danseurs, des créations in situ et des solos. Son parcours
est marqué par de longs séjours à l’étranger,
notamment à New York, en France et au Japon, où elle a
côtoyé des artistes contemporains majeurs, parmi lesquels
Merce Cunningham, Trisha Brown, Kazuo et Yoshito Ohno. Réputée
pour l’intégrité de sa démarche artistique,
la beauté hypnotique de sa danse et la dimension picturale de
ses mises en scène, elle trace une voie unique dans le paysage
de la danse contemporaine.
Ses œuvres sont nourries du contact avec
d’autres pays et
cultures, que ce soit l’Arctique, le Portugal, l’Espagne,
le désert du Sahara, le Japon et le Maroc, et avec différentes
disciplines artistiques — danse, musique, littérature, poésie
et arts visuels.
Au fil d’une suite de solos (Absolut, Vers
le haut
pays, Sente, Les Choses dernières et La
Douceur du ciel), Lucie Grégoire tisse la trajectoire d’un
personnage de femme, en autant d’expériences de dépaysement
poétique. Parallèlement, elle chorégraphie des
pièces de groupe in situ dont la majorité s’inscrivent
dans des architectures naturelles. Mentionnons Migration 1 et II (1994
et 1995) au Jardin botanique, le Jardin de lierre brûlé (1997),
au Arts in Open Space de Toronto, Trajectoires (1999) présentée
entre autres aux Journées théâtrales de Carthage
en Tunisie, Disparitions (2002), en coproduction
avec le Festival Danse Canada et Le retour du temps (2007),
dans le Parc du Mont-Royal, avce 30 danseurs de la relève montréalaise.
Depuis
l’an 2000, Lucie Grégoire a créé deux œuvres
de groupe pour la scène traditionnelle : Fragile lumière (2000)
et Hatysa ou l’Envers d’une étoile (2003).
Enfin, en 2004, elle présente Eye à Montréal
et en tournée au Japon et au Canada. Cette œuvre est née
de la complicité artistique qu’elle a nouée au Japon
avec le chorégraphe et danseur Yoshito Ohno. Une prochaine collaboration
avec Yoshito Ohno est prévue en 2008, dans le cadre du Festival
Danse Canada.
Les œuvres de Lucie Grégoire ont été présentées
un peu partout au Canada, au Festival Danse Canada à Ottawa, à l’Agora
de la danse à Montréal, au Vancouver International Dance
Festival, ainsi qu’à New York,en Tunisie et au Japon. Au
printemps 2006, elle célèbre le 20e anniversaire de la
fondation de sa compagnie, Lucie Grégoire Danse, par la présentation
d’une rétrospective de ses solos les plus marquants à l’Agora
de la danse.
L’enseignement fait partie intégrante de la
recherche artistique de Lucie Grégoire, qui enseigne aux Ateliers
de danse moderne de Montréal depuis 1990. Elle donne régulièrement
des ateliers et des stages à des étudiants en danse et à des
danseurs professionnels.
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