L'Observatoire Québec Danse

Le projet d’un observatoire québécois de la danse

L’idée d’un observatoire québécois de la danse a été amenée dans le cadre des travaux du comité de Chantier Consolidation et régénérescence de l’infrastructure de la danse, lors des Grands chantiers de la danse professionnelle du Québec, en 2008. La recommandation fut adoptée lors des Seconds États généraux de la danse professionnelle du Québec, en 2009. La 62e recommandation se lit comme suit :

Il est recommandé à la communauté de la danse de reconnaître l’importance de doter le RQD d’un observatoire pour le secteur de la danse qui soit voué à la recherche, à la documentation, à la veille stratégique, et d’évaluer le scénario de sa mise en place.

Fort de cette recommandation et grâce à un soutien financier (dans le cadre de la mesure Relance-Culture administrée par le Conseil des arts et des lettres du Québec), le RQD confiait, en décembre 2009, la réalisation d’une étude de faisabilité d’un observatoire québécois de la danse à deux chercheurs de l’Institut national de recherche scientifique (INRS) : Guy Bellavance et Christian Poirier, assistés d’une équipe de stagiaires : Catherine Duchesneau, Catherine Lavoie-Marcus et Ajouna Bao-Lavoie.

Les objectifs de l’étude étaient les suivants :

·   Réaliser une analyse des observatoires de la danse et des observatoires culturels existants au Canada et à l’étranger;

·   Fournir des pistes pour la définition des fonctions d’un observatoire québécois de la danse;

·   Recenser et évaluer les divers outils qui visent à répondre aux enjeux structurels de circulation de l’information, de veille stratégique, de réseautage et de positionnement;

·   Ouvrir la réflexion sur le rôle des nouvelles technologies et du Web 2.0 relativement à un projet d’observatoire.

Les travaux se sont déroulés entre février 2010 et mars 2011. Le rapport d’étude fut déposé par l’INRS, le 31 mars 2011. Il donne accès à une mine incroyable d’informations sur le phénomène de l’observatoire à l’ère des nouvelles technologies numériques et en cible plusieurs qui sont inspirants dans la définition des paramètres d’un observatoire québécois de la danse. Une panoplie de logiciels et d’outils d’exploitation d’une plateforme Web 2.0 ont également été identifiés et analysés. Des huit fonctions  d’un observatoire, cinq d’entre elles pourraient être celles de l’observatoire québécois de la danse : veille stratégique, portail de ressources et de mise en commun des savoirs, pôle de recherche et d’analyse (en lien avec le milieu universitaire), archivage et documentation, selon une structure référentielle et fédérative, et vitrine du secteur. Chacune des cinq fonctions retenues réfèrent à des exemples de sites à consulter.

L’étude recense également treize lieux d’accès à de la documentation sur la danse au Québec, identifie la nature de leurs contenus sur la danse et qualifie leurs niveaux d’accessibilité. Elle livre un premier état de situation concernant l’enjeu de l’archivage, de la conservation et de la diffusion du patrimoine historique et artistique de la danse au Québec, et dresse un premier inventaire des contenus et des collections en danse disponibles ou qui pourraient devenir plus aisément et largement accessibles.

L’étude ouvre sur une série de recommandations pouvant aider à cibler les objets d’études, les publics visés, les territoires couverts et l’axe de temporalité à retenir. Au nombre de ces recommandations, le RQD retient celles-ci : la prise en compte de la danse dans sa définition plurielle (genres, styles, pratiques professionnelles et amateurs, etc.), selon plusieurs thématiques (danses sociales et danses urbaines, enseignement, corps, santé, conditions socio-économiques, activités, événements et festivals), quitte à se limiter au territoire québécois, la représentativité des régions étant cruciale; l’établissement de ponts avec l’étranger en proposant des liens vers des sites pertinents en danse. Quant aux clientèles à desservir, l’étude identifie : la population en général, incluant les jeunes, le milieu académique et universitaire et le secteur professionnel de la danse dans ses différentes composantes.

En conclusion, le rapport de l’INRS insiste sur les dimensions structurantes du projet d’un observatoire québécois de la danse, compte tenu des défis du secteur : la conservation et l’accessibilité de son patrimoine historique et artistique dispersé aux quatre vents; la promotion d’une discipline encore peu ou mal connue; son positionnement et son rayonnement sur le territoire national et international; la mise en commun de ses savoirs et ses expertises; et le besoin de services en mise à jour technologique, en numérisation, en pratiques de classement et d’archivage, etc.

Pour consulter le rapport de l’INRS Observatoires culturels et secteur de la danse au Québec : Paramètres et modalités d’un observatoire de la danse, cliquer ici.

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