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RAPPEL: RENDEZ-VOUS ANNUEL DES MEMBRES 2007

Anik Bissonnette

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Rendez-vous annuel du Regroupement québécois de la danse
Dimanche 28 et lundi 29 octobre 2007
Au Monument-National (1182, boulevard Saint-Laurent, Montréal)

Inscrivez-vous avant le 24 octobre!

Avec, dans la mire, la tenue des seconds États généraux de la danse prévus à l’automne 2008, ce Rendez-vous annuel des membres 2007 s’annonce déterminant. Au programme: l’assemblée générale annuelle, le déjeuner-conférence en compagnie d’un invité de marque, cinq ateliers de démarrage des Grands Chantiers de la danse, l’assemblée plénière et le lancement officiel des Grands Chantiers de la danse en présence de personnalités de la scène publique. Point important à souligner, sept postes au conseil d’administration sont à combler.

CHOISISSEZ VOTRE ATELIER!
Dans le cadre des Grands Chantiers de la danse, des ateliers thématiques occuperont l’après-midi du dimanche et toute la matinée du lundi. Cinq ateliers, animés par une équipe d’animateurs professionnels, pour vous permettre de déblayer, d’enrichir, d’orienter les contenus des cinq thématiques des Grands Chantiers de la danse. Faites-nous connaître votre choix d'atelier en nous retournant le formulaire d'inscrition.

1.RELÈVE DISCIPLINAIRE: CONTINUITÉ ET MUTATIONS
Comment la danse veut-elle assurer sa relève disciplinaire?

Qu’est-ce qu’on entend par relève disciplinaire? C’est un processus qui s’inscrit dans le temps, qui  évolue en fonction des générations d’individus qui se relaient les unes aux autres au sein des structures et des organisations qui se sont développées au fil des années. C’est aussi un but à atteindre:  assurer l’avenir de la discipline.

Continuité et mutations? L’évolution de la danse peut s’inscrire dans un continuum, ce qui implique la permanence de certains acquis et la transformation de d’autres. Elle peut aussi être le résultat de ruptures imposées ou, au contraire, souhaitées. On parle alors de mutations au sens de transformations significatives dans les manières d’être, de penser et de faire les choses.


2. PARADOXES ET DÉFIS DE LA MAIN-D'OEUVRE QUALIFIÉE
Comment la danse va-t-elle relever le défi d’une main-d’œuvre qualifiée?

Une main-d’œuvre qualifiée :
La danse professionnelle québécoise repose sur les compétences, les savoir-faire, la créativité et la passion d’individus exerçant différents métiers. Parmi les métiers de la danse : celui d’interprète, de chorégraphe, de directeur artistique, de diffuseur, de directeur administratif, de formateur, d’enseignant, de pédagogue, de chercheur, d’écrivain, d’agent de communication, d’agent de développement.

La qualification de la main-d’oeuvre réfère à l’ensemble des connaissances et des compétences jugées nécessaires pour répondre aux exigences spécifiques à chacun des métiers. Cette notion est souvent difficile à appliquer en danse, car plusieurs des métiers de la danse ne disposent pas d’une chartre de compétences définissant les savoir-être et les savoir-faire exigés. Il n’existe pas non plus de formation spécifique, sanctionnée par un diplôme ou une accréditation, pour nombre de métiers exercés en danse. L’expérience acquise sur le terrain, et reconnue par les pairs, tient lieu de qualification. Les critères de qualification de la main-d’œuvre en danse changent en fonction de nouvelles exigences à rencontrer. La qualification de la main-d’œuvre est de plus en plus synonyme de formation continue et de perfectionnement.


3. LES CONDITIONS DU MÉTIER ET LES EXIGENCES DE L'ART
Comment la danse veut-elle rencontrer les exigences de son art?

Qu’est-ce qu’on entend par les conditions du métier? Les conditions du métier, ce sont les circonstances, les moyens, les contraintes et les résultats rattachés à l’exercice d’une profession donnée. C’est donc un ensemble de facteurs qui déterminent le cadre de pratique de chacun des métiers de la danse et les limites à l’intérieur desquelles les individus peuvent mettre à profit leurs compétences et leurs savoir-faire. Si les conditions d’exercice sont spécifiques à chacun des métiers, certaines d’entre elles sont partagées par un nombre élevé d’artistes et de travailleurs en danse. À titre d’exemple, on sait que plus de 75 % de la main-d’œuvre en danse est constituée de travailleurs autonomes et que la majorité des organisations souffrent d’un manque criant de ressources humaines.

…par les exigences de l’art? Les exigences de l’art, ce sont l’ensemble des valeurs qui définissent la nature des activités et des résultats visés dans l’exercice de chacun des métiers de la danse. Ces valeurs se déclinent selon des termes techniques, esthétiques, administratifs, organisationnels, relationnels et éthiques. Elles peuvent s’ajuster ou se transformer en fonction des standards de qualité établis par chaque groupe de métier, en accord ou en réaction à ceux fixés par l’environnement externe (idéologie, économie, politique culturelle, politique d’attribution des fonds publics, tendances des marchés, etc.). Plus largement, les exigences de l’art, ce sont l’ensemble des valeurs intrinsèques à une discipline donnée, partagées par un large groupe d’individus et d’organisations au sein d’une même communauté artistique. Elles peuvent êtres explicites ou implicites, mais elles contribuent à l’identité d’un milieu.

Entre les deux? Est-il possible de trouver une meilleure adéquation entre les conditions d’exercice du métier et les exigences de l’art, individuellement et collectivement? Est-il possible de trouver un meilleur équilibre entre les conditions de vie, les conditions d’exercice d’un métier et les exigences de l’art?


4. CONSOLIDATION ET RÉGÉNÉRATION DE
L'INFRASTRUCTURE DE LA DANSE
Comment l’infrastructure de la danse doit-elle soutenir son évolution?

Qu’est-ce que ça signifie l’infrastructure de la danse? Tout comme le squelette supporte le corps dans ses mouvements, l’infrastructure de la danse soutient, en principe, l’ensemble des activités générées par les différents secteurs de la pratique, dont la formation, la recherche, la création, la production, la diffusion et le service. Cette infrastructure est constituée de différents éléments qui structurent les relations professionnelles entre les individus. Parmi ces éléments organisationnels : les organismes artistiques (compagnies, écoles, diffuseurs spécialisés), les organismes de services (associations, réseaux et outils collectifs), les politiques culturelles et les programmes de subventions. L’ensemble de ces éléments contribuent à créer un écosystème et à le réguler.

Consolidation et régénération?
En partant du principe que l’infrastructure de la danse professionnelle soutient et oriente le développement de la discipline, à quoi doit-elle aujourd’hui répondre pour assurer l'évolution de la danse professionnelle? Quels éléments veut-on stabiliser, solidifier? Quels éléments devrait-on renforcer, ou transformer, ou ajouter?

5. LES TERRITOIRES DE LA DANSE: ANCRAGE ET
NOMADISME
Quel est l’équilibre de la danse entre nomadisme et ancrage ?

Quels sont les territoires de la danse? Ce sont tous ces lieux que la danse occupe, qu’ils soient physiques, géographiques, artistiques, économiques ou symboliques. Autrement dit, les territoires de la danse sont multiples et étendus, du studio de répétition à la salle de spectacle, en passant la classe d’entraînement, la résidence de création, la clinique de physio, les écrits sur la danse, les images véhiculées par les médias, les circuits de diffusion régulièrement empruntés, les régions, pays et continents visités, jusqu’aux traces inscrites dans la mémoire du corps.

Quels sont ses points d’ancrage? Les principaux points d’ancrage de la danse québécoise, c’est son histoire, son milieu, sa culture et son identité. À la fois mobiles et fixes, ces points d’ancrage deviennent des points de repère, puisqu’ils l’accompagnent dans ces nombreux déplacements. D’autres ancrages peuvent être des points de chute habituels dans un trajet de tournée, des partenaires avec qui l’on a développé des liens privilégiés, si ce n’est d’amitié,  de travail, des endroits que l’on retrouvent de tournée en tournée.  Quel que soit le territoire que la danse occupe, (physique, géographique, etc.), ce sont ces points d’ancrages qui la définissent en propre et la distinguent des autres.

Statut de nomade? La danse professionnelle est en déplacement constant, y compris chez elle.  Est-ce par tradition, par choix, par obligation ? Pour se ressourcer ? Prolonger la durée de vie de ses oeuvres ? Se bâtir une réputation ? Faire des affaires ? Le statut de nomade, est-il en partie, ou complètement, essentiel à son dynamisme et sa vitalité ? Est-ce possible de concilier l’itinérance avec le besoin d’ancrages plus solides, et visibles, sur son propre territoire ? Pour développer les publics de la danse, ici, accroître son rayonnement dans l’espace culturel ?

***

Les résultats de ces ateliers seront présentés en assemblée plénière, le lundi matin à 11 h , en présence des responsables de la danse des trois instances subventionnaires. Enfin, pour clôturer ce grand Rendez-vous 2007, les Grands Chantiers de la danse seront officiellement lancés au cours d’un lunch amical.

Les documents du Rendez-vous annuel des membres 2007
sont également disponibles en ligne au www.quebecdanse.org.

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Judith Lessard Bérubé
Coordonnatrice des communications et des événements
Regroupement québécois de la danse
(514) 849-4003, poste 225
www.quebecdanse.org