Danses buissonnières classe 2016

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  • © Raphäel

Danses Buissonnières, c’est une opportunité offerte à cinq jeunes artistes locaux de présenter leur toute première oeuvre devant public dans un cadre professionnel. Plus qu’un tremplin, c’est aussi une expérience globale de production et de diffusion, au cours de laquelle nous les accompagnons dans toutes les étapes de travail.

Struwwelpeter – Ariane Dessaulles

Librement inspiré du conte Der Struwwelpeter (1845) de Heinrich Hoffman, Struwwelpeter nous plonge dans un univers mystérieux. Le personnage, prisonnier d'un masque à l'expression indéchiffrable y est à la fois maître de cirque et bête apeurée. Dans une atmosphère où l'émerveillement côtoie la crainte, nous sommes invités à suivre cet être dans son errance et à nous laisser subtilement envoûter.

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RainBlow – Geneviève Jean-Bindley

Inspirée de l’univers du film Le magicien d’Oz, RainBlow est une chorégraphie qui met en mouvement une maladie – la dépression – et ces symptômes. Entre métaphore fantastique et réalité dramatique, ce solo à l’esthétique graphique est chargé de sens. Lorsque l’on devient le personnage secondaire de sa propre vie et que le premier rôle est interprété par cette crise, c’est un film angoissant à la fin imprévisible qui se joue. Lorsque l’on est pris dans une tornade de peur et de peine, poursuivie par la sorcière des tourments, une fin heureuse est difficilement envisageable. Pourtant, parfois il suffit de donner trois petits coups pour revenir à soi.

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Selk – Eryn Tempest

Selk est une pièce chorégraphique qui explore l'interaction entre l'eau et le corps. Elle s'inspire des contes celtiques des Selkies, peuple mythique prenant la forme de phoques sous l'eau et d'humains sur Terre. En écho à ces contes qui ont souvent servi à expliquer la disparition d'êtres chers en mer, ce solo à la gestuelle aquatique évoque le souvenir nostalgique et sombre de ce qui a été perdu.

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Hors d’œuvre - Manuel Shink

Hors d’œuvre aborde le thème de la fluidité du genre par l’expression de la féminité dans un corps d’homme. En présentant un personnage barbu qui emprunte l’identité d’une femme, en naviguant entre la subtilité et l’usage des stéréotypes, la pièce questionne les rôles sociaux attribués à chacun des genres. Le ton est sensuel, étrange et intriguant et la création est portée par la musique électronique de Jens Massel, dj allemand mieux connu sous le nom de Senking.

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Who cares – Virginie Desroches

Ayant comme point de recherche un duo très physique dans lequel les corps polarisés s'entrechoquent violemment, Who cares s'inspire essentiellement de la dichotomie désir/dégoût et amour/haine. La pièce nait d'une volonté d'explorer de manière subtile cette zone grise où le désir et le dégoût se côtoient, se mêlent dans une ambiguïté qui rappelle étrangement le quotidien. Who cares s'intéresse à cette frontière où coexistent des sentiments incompréhensibles que l'on peut ressentir et exprimer envers l'autre.

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Movement in Serra – 3rd Movement – Collectif ephfem

Basée sur la Verb List Compilation: Actions to Relate to Oneself du sculpteur américain Richard Serra (1967-68), Movement in Serra est une pièce improvisée par un groupe d'interprètes, qui illustre l’approche de l’artiste visuel dans l'élaboration de ses oeuvres. Nous sommes invités à nous promener librement autour des interprètes et à nous construire notre propre expérience de la pièce.