Danses Buissonnières 2017 - Tangente

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  • © Willie Wilson Photography / NO NEED FOR BLUE JEANS HERE Aliah Schwartz

Danses Buissonnières est un programme annuel offrant à 5 jeunes artistes locaux l’opportunité de présenter une oeuvre dans un cadre professionnel. Plus qu’un tremplin, c’est une première expérience de production et de diffusion au cours de laquelle nous les accompagnons dans toutes les étapes de travail. Chaque artiste est sélectionné par un jury de pairs parmi une trentaine de candidatures et bénéficie d’une résidence de création offerte par José Navas/Compagnie Flak.

NO NEED FOR BLUE JEANS HERE - Aliah Schwartz & Guillaume Loslier-Pinard
10 minutes

En tant que collaborateurs, Guillaume Loslier-Pinard et Aliah Schwartz explorent l’absurdité inhérente à la réalité. À travers le mouvement, les sons et les objets, ils créent un monde où la frontière entre l’humour et la tragédie est mince, et où le banal est souvent à l’avant-garde. Leurs pratiques combinées comprennent l’art visuel, le théâtre physique, la musique, la danse et les arts martiaux. La virtuosité est perçue comme suspecte, l’accent étant mis dans les moments d’entre-deux : la fin et le début d’une performance, la préparation et le repos, et les petits rituels de la vie quotidienne.

Chorégraphes et interprètes : Aliah Schwartz, Guillaume Loslier-Pinard

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BREACH - Alexandre Morin
10 minutes

Il y a un mythe qui dit que les épaulards sont les gardiens de la mémoire cosmique et qu’ils peuvent éveiller chez l’humain un souvenir lointain de nos origines océaniques à travers les sons et vibrations qu’ils créent. Avec Breach, nous explorons la perméabilité du corps à travers l’imagination et le toucher, puisant dans l’univers de cette espèce marine qui ne cesse de me fasciner. Je souhaite créer un espace ou notre perception de l’anatomie humaine s’évapore et se transforme, laissant place à un dialogue sensoriel entre corps, objets et le regard des témoins. Lorsque les corps se mêlent aux objets gonflables, une sculpture vivante prend forme. Nous allons tenter de remodeler ce paysage et notre rapport avec le publique. Une immersion à travers la mémoire cellulaire, éveillée par les sons et la respiration profonde, créant une transe collective.

Chorégraphe : Alexandre Morin
Interprètes : Simon Renaud, Jonathan Goulet, Noémie Dufour-Campeau, Ivanie Aubin-Malo, Chloé Ouellet-Payeur
Interprète à la création : Angie Cheng
Compositeur : Jonathan Goulet
Œil extérieur : Line Nault, Nathan Yaffe

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TO SHOVEL WINGS - Myriam Arseneault Gagnon & Laurence Lapierre / Collectif Anavolodine
10 minutes

Figure mythologique de notre association, Anavolodine s’exerce en studio au moyen d’un perpétuel échange, en mouvements et en paroles, où le corps de l’une emporte le corps de l’autre. Ces séances de création ininterrompues tracent les filons d’un monde imaginaire par lequel on se laisse saisir. Inspirée par la présence évanescente de l’ange et l’idée permanente et précise qu’on s’en fait comme d’un être portant ailes et auréole, notre recherche gestuelle est une quête d’ascension vers un univers illusoire. À la manière d’un terrain de jeu, l’utilisation d’une bâche évoque à la fois l’espace de liberté et l’espace physique de l’œuvre. Si les anges ont un pouvoir transformateur dans le monde, quel est notre pouvoir d’action sur la dramaturgie de l’œuvre en manipulant une telle matière? Est-ce nous qui transformons la bâche ou est-ce elle qui nous transforme? D’abord utilisée de manière abstraite, son sens se révèle éventuellement dans la concrétisation d’un monde chimérique. C’est à force d’y croire que certaines illusions prennent vie.

Chorégraphes et interprètes : Myriam Arseneault Gagnon, Laurence Lapierre

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LOOK - Bailey Eng
10 minutes

Je m’efforce de créer et d’exécuter des mouvements qui respirent le sensible plutôt que le spectaculaire. Je suis intriguée par l’organisation absurde des corps, néanmoins naturelle, augmentant les perceptions de confort, d’inconfort et d’aisance. Je valorise la virtuosité déguisée, l’ingéniosité et la résolution de problèmes en direct. Les résultats obtenus sont souvent des mouvements absurdes et désorientants : des qualités que j’apprécie et que j’accueille puisque celles-ci m’encouragent à redéfinir ce qui est organique, humain et aisé. Cette pièce conteste l’information qui nous est donnée, celle à laquelle nous avons accès, ce que nous observons, ainsi que la façon dont nous tirons nos conclusions. En collaboration avec la photographe et danseuse Marie-Ève Dion, des photos ont été prises lors de séances d’improvisation. Nous avons sélectionné les images appartenant à cette créature et, par conséquent, les mouvements appartenant à ces images. Grâce à ce processus, je permets à la créature d’émerger de ma physicalité. Cette créature, Look, est exposée. En sortant des limites dans lesquelles je travaille habituellement, je me permets d’être vulnérable : un affichage et une expression de l’Être.

Chorégraphe et interprète : Bailey Eng
Œil extérieur et photographe : Marie-Ève Dion
Compositeur : Eric Séguin

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SUMMERTIME - Marie-Pier Laforge-Bourret
10 minutes

« You just feel yourself. You know, that’s why it’s so fulfilling, because it’s real. It’s not just a veneer. It’s not just a performance. It’s really a moment with you. » Janis Joplin, décrivant son état lorsqu’elle interprète une de ses pièces sur scène.

Cette affirmation a inspiré et guidé la création de la pièce Summertime. Ce solo a été conçu avec le désir de découvrir le chemin inscrit dans le corps par des émotions associées à certains souvenirs significatifs. Nous avons exploré ces émotions et ces souvenirs afin de faire revivre les sensations qui y sont rattachées, de retrouver les traces qu’ils ont laissées et d’atteindre un ressenti corporel.

Chorégraphe : Marie-Pier Laforge-Bourret
Interprète et collaboratrice à la création : Natacha Viau
Répétitrice : Marine Morales-Casaroli
Œil extérieur : Helen Simard