Soirée performance - Cabaret tollé - Studio 303

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Fauché.e et dégouté.e de la situation financière du milieu artistique? Prenez part à une soirée d’indignation artistique et de protestation créative, autour du thème des artistes et de la pauvreté, pendant la 5e édition du Cabaret Tollé du Studio 303.

L’artiste néo-burlesque Sasha Van Bon Bon, chassée de Toronto par des loyers inabordables, animera la soirée avec son nouveau personnage Aude Suivante, l’incarnation vivante de la prostituée dans la chanson de Jacques Brel « Au Suivant », une femme que Brel fustige pour son manque de tendresse, mais qui est clairement une femme d’affaires pointue.

Au menu pour la soirée, Tammy Forsythe, chorégraphe et artiste multidisciplinaire, en duo avec l’artiste multi-instrumentaliste Randy Peters, présenteront Pay The Rent, autour de la gentrification de deux quartiers montréalais; projection vidéo et une vieille table tournante complèteront leur présence sur scène. L’artiste spoken-noise Alexis O’Hara, récipiendaire du prix Powerhouse de la galerie La Centrale en 2016 et pilier de la scène cabaret de Montréal, présentera sans porter le masque de son alter ego Guizo LaNuit, un stand-up comique sur la pauvreté des artistes. Sandy Bridges (le personnage de Lenore Claire Herrem), bimbo corporatiste présentera Montreal Queer Artist made EASY EASY EASY! – un pitch de vente pyramidale dynamique. Jean-François Boisvenue, diplômé en théâtre de l’UQAM et artiste aux multiples facettes, performera un extrait de La dette de dieu autour de la notion de l’endettement personnelle sous une forme poétique et documentaire. That Choreographs Us, performance en duo des artistes Marc-André Casavant et Benoît Lachambre, propose la liaison d’une débauche poétique étrange et rageuse et de liberté chorégraphique. Colour Outside the Lines, ensemble diversifié et antiraciste montréalais, sera aussi de la partie avec une improvisation performative mettant en lumière des expériences marginalisées, autour des thématiques de la soirée. Groupe de jeunes femmes autochtones dynamiques, engagées et créatives, Odaya est animée par des valeurs de partage et de compassion, elles puisent leur force à travers l’héritage de leurs aînées tout en souhaitant inspirer la jeunesse autochtone et créer des ponts entre les différents peuples. Elles réinterprèteront des chansons classiques qui ne font pas partie du répertoire autochtone, à propos de la pauvreté.
***À partir de 22h30, on pousse les tables pour faire place au fabuleux DJ Tay!

SOUPE POPULAIRE
Avant d’assister à plusieurs courtes performances indisciplinées, un délicieux repas bio, local, sans gluten et végane sera servi à partir de 20h. Cette soupe populaire préparée avec amour par les membres du Conseil d’Administration du 303 supervisés par la coordonnatrice des services aux artistes à pour but de nourrir les artistes, renverser/questionner les dynamiques de pouvoir traditionnel et de faire encore une fois la démonstration qu’ensemble on peut accomplir de grandes choses! Apportez votre fourchette et vos contenants!

Bibliographies des artistes.

7 décembre – 20h
10-20$ (selon vos moyens, comptant à la porte)
20h – Portes et soupe populaire (inclus dans le prix)
21h – Performances
22h30 – DJ

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Broke, woke and think the economic status of artists is no joke? Be part of an evening of artful indignation and creative protest.

On Thursday December 7, Cabaret Tollé returns for its fifth edition to present an unconventional evening of visionary tantrums hosted at La Sala Rossa. Originally a response to unethical funding behaviour by Canadian Heritage, and more widely to the troubling climate of austerity in Quebec, in Canada and beyond, Cabaret Tollé has become known as a place for the Studio 303 community to come together and blow off steam, performing diverse short works responding to the ills of the current political landscape.

Since its launch in February of 2014, radically undisciplined artists have used Cabaret Tollé as a platform to creatively explore grievances of all stripes, from life under the Harper regime, to the student strike, to oppressive ‘beauty’ standards, to violence against sex-workers, to Islamophobia.

 

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