En développement professionnel | Le 12 octobre 2017 - Par Amélie Gauthier, DG de Bouge de là

Trois informations cruciales à savoir sur la CNESST

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Image libre de droits tirée du site Pixabay

En danse, la santé et la sécurité au travail sont un enjeu de taille. Les blessures sont fréquentes et peuvent entraîner des frais importants tant pour le danseur que pour le producteur qui l’engage. Comprendre les rouages de la CNESST en regard des réalités et des particularités du milieu de la danse est essentiel pour tout professionnel de la danse, à commencer par les employeurs, qu’ils soient chorégraphes indépendants ou gestionnaires d’une compagnie. Prenez quelques minutes pour découvrir trois MUST KNOW sur la CNESST!

 

1. Le danseur est automatiquement couvert par la CNESST
Sûrement l’information no 1 à retenir! Eh oui, le danseur jouit en réalité du statut de travailleur à la CNESST et est donc automatiquement couvert. En fait, tous les corps de métiers représentés par l’UDA, la GMMQ, l’ACTRA, l’AQTIS et le CAEA le sont, et ceci, même si le danseur n’est pas membre de l’UDA et même si son employeur n’est pas signataire d’une entente collective avec l’UDA.

Si vous engagez un danseur et n’êtes pas inscrit comme employeur à la CNESST, celui-ci peut faire une réclamation en cas d’accident, par contre, vous serez pris en défaut d’inscription. Conséquence: des charges, des pénalités et un processus d’enquête qui pourrait s’avérer pénible. Comme vous ne souhaitez vraiment pas en arriver là, prévoyez votre inscription aussitôt le travail commencé avec vos interprètes!
 

2. Attention à ne pas cotiser dans le vide
Soyez prévoyants, mais assurez-vous tout de même ne déclarer que les salaires et cachets pertinents. Tout travailleur salarié est couvert d’office. Mais qu’en est-il du chorégraphe, du directeur de répétition, de l’éclairagiste ou du directeur technique? La logique aurait voulu qu’ils soient également couverts d’office… En réalité, malheureusement, la plupart des métiers de la danse ne sont couverts qu’au-delà de 420 heures travaillées auprès du même employeur.

Il est important de bien comprendre toutes les conditions pour savoir si un cachet est à déclarer ou non, car d’autres subtilités encadrent aussi la reconnaissance du statut de travailleur autonome. Si vous exercez un métier non couvert, je vous conseillerais d’étudier la possibilité d’adhérer à la Protection personnelle offerte par la CNESST.
 

3. B.a.-ba du secourisme en milieu de travail
Saviez-vous qu’en tant qu’employeur, vous devez avoir à portée de main une trousse de premiers soins et, en studio ou en théâtre, assurer la présence en tout temps d’un secouriste formé? Heureusement, vous avez accès à une subvention de la CNESST pour former ce secouriste! Connaissez-vous l’existence du registre des accidents? Il est primordial de vous en procurer un (la CNESST vous l’enverra gratuitement par la poste) et d’y noter tout accident survenu, vraiment TOUT, même pour une simple égratignure! Cette pratique devient l’outil de référence en cas d’aggravation d’une blessure.

Bien sûr, il convient de rappeler qu’un environnement de travail sain et des habitudes favorisant la prévention des accidents restent encore la meilleure stratégie à intégrer dans la pratique de notre art! Si vous êtes curieux, je vous réfère au Guide de prévention • arts de la scène qui vous permettra de découvrir quelques bons plis faciles à adopter.

 

Amélie Gauthier est directrice générale de Bouge de là, compagnie de danse professionnelle au Québec dédiée exclusivement au jeune public. Elle coanimera avec la directrice artistique de la compagnie, Hélène Langevin, la formation Démystifier la CNESST pour les artistes et travailleurs en danse offerte au RQD le 20 octobre 2017.
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