Représentation et concertation | Le 29 mars 2018

Des nouvelles encourageantes pour la lutte contre le harcèlement dans les arts

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La ministre de la Culture et des Communications Marie Montpetit lors de la conférence de presse sur les agressions sexuelles et le harcèlement dans le milieu culturel québécois, 23 mars 2018 © Fabienne Cabado - RQD

Alors que le gouvernement québécois vient d’annoncer un investissement historique de 900 000 $ pour lutter contre le harcèlement et les agressions sexuelles dans les arts et la culture, le Regroupement québécois de la danse se retrousse les manches pour apporter des solutions spécifiques au milieu de la danse.  

Un guichet unique pour les victimes du secteur culturel
Grâce à la mobilisation commune de regroupements et d’associations disciplinaires et syndicales en écho aux multiples dénonciations de harcèlement dans les milieux artistiques, le gouvernement s’attaque aujourd’hui au problème avec deux initiatives concrètes. D’une part, l’Institut national de l’image et du son (INIS) développera une offre de formations préventives pour l’ensemble du secteur culturel; d’autre part, Juripop aura le mandat de mettre sur pied un guichet unique afin de conseiller, orienter et accompagner les victimes d’inconduites sexuelles. Une avocate sera embauchée à temps plein dès la fin de l’été pour traiter les demandes issues de toute la province, toutes disciplines artistiques confondues.

Le milieu de la danse s’organise
Collaborant depuis l’automne dernier avec un groupe de professionnelles du milieu de la danse ayant été victimes d’abus, le Regroupement québécois de la danse (RQD) estime qu’il reste des besoins spécifiques à la discipline à prendre en considération, des outils à créer et des actions à mener. Avec le corps comme principal outil de travail, parfois poussé au-delà des limites physiques et sensibles, la danse professionnelle semble particulièrement vulnérable au harcèlement psychologique, aux abus physiques, voire sexuels.

Pour prendre la situation à bras le corps, le RQD travaille étroitement avec le Centre de ressources et transition pour danseurs (CRTD) et l’UDA, avec lesquels il s’était déjà mobilisé pour établir des recommandations qui ont mené à la production et à la signature de la Déclaration pour un environnement de travail exempt de harcèlement dans le milieu culturel québécois. Au cours des prochains mois, les trois organismes poursuivront leur réflexion commune en orientant leurs travaux autour de trois objectifs: élaborer une politique contre le harcèlement, examiner les besoins de formation spécifiques à la danse en matière de harcèlement et œuvrer à la sensibilisation du milieu par l’élaboration, le recensement et la transmission d’outils concrets pour lutter contre le harcèlement sous toutes ses formes.

Cette implication du gouvernement et des organismes culturels contre le harcèlement est de la plus haute importance pour accompagner un nécessaire changement de culture et de mentalité. Espérons maintenant que toutes ces actions concertées pour éliminer les abus ouvriront la voie à un climat social où le respect, la bienveillance, les espaces sécuritaires ainsi que l’intégrité physique et psychologique seront valorisés et appliqués dans nos milieux de travail.
 

Plus d’informations
Sur les investissements du gouvernement


Sur le harcèlement en danse

 

 

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