Représentation et concertation | Le 30 mars 2017

Budget du Québec 2017: mauvaises nouvelles pour les arts de la scène

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Image modifiée libre de droits de Carrib via VisualHunt.com

Tandis que les contribuables se réjouissent d’une baisse d’impôts annoncée et de l’abolition quasi généralisée de la taxe santé, que les professionnels de la santé et de l’éducation sont soulagés de voir l’étau de l’austérité se desserrer un peu, et que plusieurs industries et secteurs culturels, dont la musique, se voient gratifiés d’aides financières attendues, les professionnels de la danse oscillent entre l’incrédulité, la frustration et le découragement face au nouveau budget provincial.

Comme le stipule très bien le communiqué du Mouvement pour les arts et les lettres (MAL), dont le Regroupement québécois de la danse (RQD) est un membre actif, la grande déception réside dans le fait que le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) ne bénéficie d’aucune augmentation alors qu’il s’apprête à sceller le sort de dizaines d’organismes pour les quatre prochaines années avec la mise en œuvre de son nouveau modèle de financement. Un modèle qui vise une meilleure inclusion de la relève et qui, pour ce faire, lui consacre 25% de l’enveloppe réservée au fonctionnement des organismes. Pas besoin d'être mathématicien pour comprendre que sans argent supplémentaire, ce sont de nouvelles coupes qui s’annoncent pour des structures déjà bien fragiles.

Les artistes et travailleurs culturels des arts de la scène ont beau savoir faire preuve de créativité face à l’adversité, il y a des limites à la pression économique que l’on peut exercer sur eux tout en leur demandant de toujours faire plus: atteindre l’excellence, être performants, compétitifs, bons gestionnaires, innover, élargir ses publics, adopter le virage numérique… Comment, avec 2,5 milliards de surplus distribués, n’a-t-on pas réussi à faire passer le budget du CALQ de 109 à 135 millions de dollars, comme le préconise le MAL depuis plusieurs années?

Dans ce contexte, le RQD tient à rappeler que l’écologie de la danse, comme celle de divers autres milieux artistiques, dépend dans une large mesure des moyens dont dispose cette société d’État. Ne pas lui donner ceux de remplir pleinement son mandat, c’est limiter le rôle pourtant essentiel que jouent les arts dans le développement des êtres et des sociétés. Faudra-t-il descendre dans la rue pour faire entendre cette cause?

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